NEW YORK (Nations unies), 16 septembre (XINHUANET) --
Dans le Document final du Sommet mondial de l'ONU qui a été adopté
vendredi soir à New York, les Etats membres réaffirment les
objectifs du Millénaire, condamnent le terrorisme, décident
d'instituer une Commission de consolidation de la paix,
reconnaissent la responsabilité internationale de protéger les
populations contre les génocides, souhaitent réformer le Conseil de
sécurité et conviennent de créer un Conseil de droits de l'Homme.
Voici les points principaux du document :
1. Développement
Dans le document final les Etats membres réaffirment
les " objectifs du Millénaire pour le développement (ODM)" qui visent
notamment à réduire de moitié l'extrême pauvreté et la faim dans le
monde d'ici à 2015 et le "Consensus de Monterrey" qui exhorte les pays
développés qui ne l'ont pas encore fait à consacrer 0,7% de leur PNB à
l'aide publique au développement.
Ils s'engagent à prendre dans certains pays des
"initiatives à effet instantané" tel que la distribution de moustiquaires,
l'offre de traitements antipaludéens efficaces, l'augmentation
des cantines scolaires.
2. Paix et sécurité collective
Les Etats membres condamnent pour la première fois
"tous les actes de terrorisme, quels qu'en soient les motifs, où qu'ils
soient commis et quels qu'en soient les auteurs" et s'engagent à
conclure, au cours de la 60e session de l'Assemblée générale, une
Convention générale relative au terrorisme international. Mais ils ne
sont pas parvenus à se mettre d'accord sur une définition commune du
terrorisme.
Ils décident d'instituer "une Commission de
consolidation de la paix en tant qu'organe intergouvernemental consultatif"
qui sera chargée d'aider les pays sortant d'un conflit armé. Le document
ne précise pas si cette Commission dépendra du Conseil de sécurité
ou de l'Assemblée générale.
3. Droits de l'Homme et Etat de droit
Les Etats membres reconnaissent avoir la
"responsabilité de protéger les populations du génocide, des crimes de
guerre, du nettoyage ethnique et des crimes contre l'humanité" lorsque les
Etats ne sont pas disposés ou en mesure de le faire, au besoin en
ayant recours à la force.
Ils prennent la résolution de "renforcer le Haut
Commissariat des Nations Unies aux droits de l'Homme".
Ils saluent la création d'un Fonds pour la
démocratie qui a déjà reçu 32 millions de plus de 13 pays.
4. Renforcement de l'organisation des Nations
Unies
Les Etats membres souhaitent que "le Conseil de
sécurité soit réformé sans tarder, afin de le rendre plus largement
représentatif" et s'engagent à "s'efforcer de faire aboutir d'ici à
la fin 2005, les progrès accomplis sur cette voie".
Ils décident de "créer un Conseil des droits de
l'Homme" qui remplacera la Commission des droits de l'Homme et chargent le
président de l'Assemblée générale de conduire les négociations
qui permettront d'établir, dès que possible, au cours de la 60e
session, ce Conseil afin de définir son mandat et sa composition. La
proposition de désigner ses membres à la majorité des deux tiers de
l'Assemblée générale afin d'empêcher les Etats violant les droits de
l'Homme d'y siéger n'a pas été retenue dans le document final.
Tout en réaffirmant "la position centrale de
l'Assemblée générale en tant que principal organe représentatif et
d'élaboration des politiques de l'ONU", les Etats membres
reconnaissent la nécessité d'un Secrétariat "efficace et
responsable" et réaffirment "le rôle du Secrétariat général en tant
que principal responsable administratif de l'Organisation".
Les Etats membres décident de supprimer le Conseil
de tutelle.
Les Etats membres conviennent de supprimer les
références aux " Etats ennemis" figurant dans la Charte des Nations Unies.
Fin