Sommet mondial : les points principaux du document final (ENCADRE)
  2005-09-17 11:41:13
 

     NEW YORK (Nations unies), 16 septembre (XINHUANET) -- Dans le  Document final du Sommet mondial de l'ONU qui a été adopté  vendredi soir à New York, les Etats membres réaffirment les  objectifs du Millénaire, condamnent le terrorisme, décident  d'instituer une Commission de consolidation de la paix,  reconnaissent la responsabilité internationale de protéger les  populations contre les génocides, souhaitent réformer le Conseil  de sécurité et conviennent de créer un Conseil de droits de  l'Homme. 

     Voici les points principaux du document : 

     1. Développement 

     Dans le document final les Etats membres réaffirment les " objectifs du Millénaire pour le développement (ODM)" qui visent  notamment à réduire de moitié l'extrême pauvreté et la faim dans  le monde d'ici à 2015 et le "Consensus de Monterrey" qui exhorte  les pays développés qui ne l'ont pas encore fait à consacrer 0,7%  de leur PNB à l'aide publique au développement. 

     Ils s'engagent à prendre dans certains pays des "initiatives à  effet instantané" tel que la distribution de moustiquaires,  l'offre de traitements antipaludéens efficaces, l'augmentation des cantines scolaires. 

     2. Paix et sécurité collective 

     Les Etats membres condamnent pour la première fois "tous les  actes de terrorisme, quels qu'en soient les motifs, où qu'ils  soient commis et quels qu'en soient les auteurs" et s'engagent à  conclure, au cours de la 60e session de l'Assemblée générale, une  Convention générale relative au terrorisme international. Mais ils ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur une définition  commune du terrorisme. 

     Ils décident d'instituer "une Commission de consolidation de la paix en tant qu'organe intergouvernemental consultatif" qui sera  chargée d'aider les pays sortant d'un conflit armé. Le document ne précise pas si cette Commission dépendra du Conseil de sécurité ou de l'Assemblée générale. 

     3. Droits de l'Homme et Etat de droit 

     Les Etats membres reconnaissent avoir la "responsabilité de  protéger les populations du génocide, des crimes de guerre, du  nettoyage ethnique et des crimes contre l'humanité" lorsque les  Etats ne sont pas disposés ou en mesure de le faire, au besoin en  ayant recours à la force.  

     Ils prennent la résolution de "renforcer le Haut Commissariat  des Nations Unies aux droits de l'Homme". 

     Ils saluent la création d'un Fonds pour la démocratie qui a  déjà reçu 32 millions de plus de 13 pays. 

     4. Renforcement de l'organisation des Nations Unies 

     Les Etats membres souhaitent que "le Conseil de sécurité soit  réformé sans tarder, afin de le rendre plus largement  représentatif" et s'engagent à "s'efforcer de faire aboutir d'ici  à la fin 2005, les progrès accomplis sur cette voie". 

     Ils décident de "créer un Conseil des droits de l'Homme" qui  remplacera la Commission des droits de l'Homme et chargent le  président de l'Assemblée générale de conduire les négociations qui permettront d'établir, dès que possible, au cours de la 60e  session, ce Conseil afin de définir son mandat et sa composition.  La proposition de désigner ses membres à la majorité des deux  tiers de l'Assemblée générale afin d'empêcher les Etats violant  les droits de l'Homme d'y siéger n'a pas été retenue dans le  document final. 

     Tout en réaffirmant "la position centrale de l'Assemblée  générale en tant que principal organe représentatif et  d'élaboration des politiques de l'ONU", les Etats membres  reconnaissent la nécessité d'un Secrétariat "efficace et  responsable" et réaffirment "le rôle du Secrétariat général en  tant que principal responsable administratif de l'Organisation". 

     Les Etats membres décident de supprimer le Conseil de tutelle. 

     Les Etats membres conviennent de supprimer les références aux " Etats ennemis" figurant dans la Charte des Nations Unies. Fin