Sommet mondial 2005 : les questions controversées du document final réapparaissent à l'Assemblée générale
  2005-09-16 09:33:01
 

     NEW YORK (Nations unies), 15 septembre (XINHUANET) -- Les thèmes  qui ont été sources de profondes divisions lors des négociations  du document final du sommet mondial : désarmement et non  prolifération, définition du terrorisme, élargissement du Conseil  de sécurité, réforme de la gestion de l'ONU, réapparaissent de  nouveau dans les discours prononcés ces deux journées à  l'Assemblée générale et au Conseil de sécurité.  

     Alors que le président américain George W. Bush a appelé,  mercredi à l'ouverture du Sommet mondial, à la mise en oeuvre  d'une profonde réforme de la gestion de l'ONU, donnant plus  d'autorité et de flexibilité au secrétariat, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a préféré souligner "le rôle important que  devrait jouer non seulement un Conseil de sécurité remanié mais  aussi une Assemblée générale dépositaire de la souveraineté  internationale et qui devrait donc avoir un poids plus effectif  dans les décisions de l'Organisation". 

     Vladimir Poutine, président russe, qui a pris la parole jeudi à l'Assemblée générale, a estimé pour sa part que la position de son pays "sur l'amélioration de l'efficacité de l'ONU" était que " certes, il fallait la rendre plus proche des réalités actuelles",  mais que "ce processus devait unir et non pas séparer" les Etats  membres.  

     Sur la question du terrorisme, Tony Blair, Premier ministre  britannique, a estimé mercredi que "l'humanité avait foi  aujourd'hui dans les valeurs communes que nous partageons".  

     "Donnez aux peuples leur chance, et ils voteront toujours pour  la liberté", a-t-il dit, ajoutant qu'il fallait toujours refuser  l'extrémisme avec ses effets sur les droits de l'homme et la  gouvernance".  

     Le Premier ministre malaisien, Abdullah Ahmad Badawi, a estimé  mercredi "injuste d'associer une race ou une religion particulière à l'exercice du terrorisme" et réintroduit la distinction entre " les actes terroristes et le combat légitime des peuples pour  l'autodétermination", position défendue par la Ligue des Etats  arabes, qui est à l'origine du désaccord sur une définition du  terrorisme, qui reste absente du document final.  

     De son côté, Pervez Musharraf, président pakistanais, a insisté mercredi sur la nécessité de combattre le terrorisme sous toutes  ses formes, tout en s'efforçant de connaître les motivations des  terroristes.  

     Egalement mercredi, le secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a nettement souligné le caractère "inexcusable " de l'échec des  négociations qui ont vidé totalement le document final du sommet  des dispositions sur la non-prolifération nucléaire et sur le  désarmement. Fin