NEW YORK (Nations unies),
15 septembre (XINHUANET) -- Les thèmes qui ont été sources de profondes
divisions lors des négociations du document final du sommet mondial :
désarmement et non prolifération, définition du terrorisme, élargissement
du Conseil de sécurité, réforme de la gestion de l'ONU, réapparaissent de
nouveau dans les discours prononcés ces deux journées à l'Assemblée
générale et au Conseil de sécurité.
Alors que le président américain George W. Bush a
appelé, mercredi à l'ouverture du Sommet mondial, à la mise en oeuvre
d'une profonde réforme de la gestion de l'ONU, donnant plus
d'autorité et de flexibilité au secrétariat, le président
algérien Abdelaziz Bouteflika a préféré souligner "le rôle important que
devrait jouer non seulement un Conseil de sécurité remanié mais
aussi une Assemblée générale dépositaire de la souveraineté
internationale et qui devrait donc avoir un poids plus effectif dans
les décisions de l'Organisation".
Vladimir Poutine, président russe, qui a pris la
parole jeudi à l'Assemblée générale, a estimé pour sa part que la position
de son pays "sur l'amélioration de l'efficacité de l'ONU" était que
" certes, il fallait la rendre plus proche des réalités actuelles",
mais que "ce processus devait unir et non pas séparer" les Etats
membres.
Sur la question du terrorisme, Tony Blair, Premier
ministre britannique, a estimé mercredi que "l'humanité avait foi
aujourd'hui dans les valeurs communes que nous partageons".
"Donnez aux peuples leur chance, et ils voteront
toujours pour la liberté", a-t-il dit, ajoutant qu'il fallait toujours
refuser l'extrémisme avec ses effets sur les droits de l'homme et la
gouvernance".
Le Premier ministre malaisien, Abdullah Ahmad
Badawi, a estimé mercredi "injuste d'associer une race ou une religion
particulière à l'exercice du terrorisme" et réintroduit la distinction
entre " les actes terroristes et le combat légitime des peuples pour
l'autodétermination", position défendue par la Ligue des Etats
arabes, qui est à l'origine du désaccord sur une définition du
terrorisme, qui reste absente du document final.
De son côté, Pervez Musharraf, président
pakistanais, a insisté mercredi sur la nécessité de combattre le terrorisme
sous toutes ses formes, tout en s'efforçant de connaître les motivations
des terroristes.
Egalement mercredi, le secrétaire général de l'ONU
Kofi Annan a nettement souligné le caractère "inexcusable " de l'échec des
négociations qui ont vidé totalement le document final du sommet des
dispositions sur la non-prolifération nucléaire et sur le désarmement.
Fin