
NEW YORK (Nations unies), 14 septembre (XINHUANET)
-- Une session spéciale du Conseil de sécurité des Nations unies a adopté
à l'unanimité deux résolutions mercredi, appelant tous les pays à
interdire l'incitation au terrorisme, et à empêcher les crises
intérieures de dégénérer en conflits armés.
Les dirigeants des 15 membres du Conseil, dont le
président chinois Hu Jintao, le président américain George W. Bush, le
président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre britannique
Tony Blair, ont assisté à cettte réunion.

La session, présidée par la présidente philippine
Gloria Macapagal Arroyo, dont le pays détient pour le mois de septembre
la présidence tournante du conseil, a eu lieu après l'ouverture
du sommet de l'ONU auquel assistent 153 chefs d'Etat et de
gouvernement ainsi que les représentants de haut-niveau de 40 autres
pays.
La résolution présentée sur une intiative
britannique appelle tous les pays "à interdire par une loi l'incitation à
commettre des actes terroristes, à empêcher une telle conduite", et à
refuser l'asile à quiconque est sérieusement considéré comme
responsable de tels actes.

Elle appelle également à une coopération
internationale "pour contrer les idéologies extrémistes violentes, y
compris par des mesures empêchant la subversion d'institutions
religieuses, culturelles ou éducatives par des terroristes ou leurs
partisans".
L'autre résolution, présentée par l'Algérie, le
Bénin et la Tanzanie, appelle à de plus grands efforts des Nations unies
pour empêcher les crises intérieures de dégénérer en conflits armés,
et pour empêcher les conflits qui ont été résolus de renaître".

Elle évoque particulièrement l'Afrique, appelant à
un partenariat entre le Conseil de sécurité et l'Union africaine.
Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a
également déclaré que les Nations unies devaient être en première ligne
dans la lutte contre le terrorisme, qui est "une attaque directe contre
toutes les valeurs de l'ONU".
Le premier principe de la stratégie de l'ONU doit
être de dissuader les groupes de recourir au terrorisme.
Le ministre japonais des Affaires étrangères
Nobutaka Machimura, le Premier ministre français Dominique de Villepin, et
les chefs d'Etat ou de gouvernement d'Algérie, d'Argentine, du Bénin, du
Brésil, du Danemark, de la Grèce, de la Roumanie, et de la Tanzanie,
assistaient également à cette session. Fin