BOGOTA, 6 septembre (XINHUANET) -- Le président
colombien Alvaro Uribe a indiqué mardi que, si l'Armée de libération
nationale (ELN, rébellion) acceptait le cessez-le-feu, il reconnaîtrait
l'existence d'un conflit armé en Colombie.
L'administration Uribe a tenté de lancer un
processus de paix avec l'ELN, mais tous les efforts ont échoué étant donné
les divergences entre les deux parties en conflit.
Auparavant, M. Uribe avait refusé de reconnaître
l'existence d'un conflit armé et continuait d'appeler les guérilleros
" terroristes", ce qui était qualifié par l'ELN comme "une
contradiction évidente" de tous efforts visant une solution
politique.
L'ELN avait indiqué que si M. Uribe reconnaissait
l'existence d'un conflit interne, ils (les membres de l'ELN) pourraient
accepter de procéder aux négociations de paix avec le gouvernement.
Lors d'un forum à Bogota, M. Uribe a déclaré : "Si
l'ELN accepte le cessez-le-feu, qui est la première étape vers une paix
durable, je reconnaîtrai ce qu'ils veulent".
L'ELN, avec 4 500 combattants, est le second
important groupe rebelle dans le pays après les Forces armées
révolutionnaires de Colombie (FARC). Fin