Attaques en Côte d'Ivoire : les auteurs risquent la prison à vie ( procureur militaire)
  2005-07-27 16:10:54
 

     ABIDJAN, 26 juillet (XINHUANET) -- Les "auteurs" des attaques  contre les deux villes ivoiriennes "risquent la prison à vie", a  indiqué mardi le commissaire du gouvernement ivoirien auprès du  tribunal militaire, Ange Kessi. 

     M. Kessi, qui fait office de procureur militaire, a présenté à la presse les premiers "prisonniers" capturés par les forces de  l'ordre ivoiriennes à Agboville, à 70 km au nord d'Abidjan. 

     "Tous ces criminels sont poursuivis pour attentat contre  l'autorité de l'Etat, atteinte à la sûreté de l'Etat, assassinat,  atteinte à l'ordre public, coups et blessures volontaires, etc.",  a dit M. Kessi. 

     "Pour le moment, les prisonniers sont tous unanimes, ont tous  reconnu les faits d'avoir participé" aux attaques perpétrées le  week-end dernier, a-t-il poursuivi, avouant ne pas posséder  d'informations sur leurs commanditeurs. 

     D'après lui, les méthodes utilisées dans ces dernières  attaques sont similaires à celles des commanditaires des tueries  perpétrées dans la région de Duékoué (ouest de la Côte d'Ivoire). 

     Des attaques à caractère inter-ethnique avaient fait, début  juin denrier, une centaine de morts dans la région de Duékoué,  selon la télévision nationale ivoirienne. 

     Le week-end dernier, des assaillants armés non identifiés  avaient attaqué successivement deux villes au nord d'Abidjan (sud- est). Les accrochages entre les assaillants et les forces de  l'ordre avaient fait au moins 24 morts, dont sept militaires  ivoiriennes. 

     Selon M. Kessi, les forces de l'ordre ivoiriennes ont capturé  une quarantaine d'assaillants de nationalités "malienne, burkinabé et ivoirienne". 

     Ces derniers jours, des journaux ivoiriens proches de  l'opposition se sont interrogés sur "les conditions mystérieuses"  de ces dernières attaques par des assaillants non identifiés  jusqu'à présent. 

     Les partisans du président ivoirien Laurent Gbagbo ont pointé  sur la rébellion armée, qui contrôle la moitié nord du pays depuis septembre 2002, alors que cette dernière en a démenti toute  implication. Fin