ABIDJAN, 26 juillet (XINHUANET) -- Les "auteurs" des
attaques contre les deux villes ivoiriennes "risquent la prison à vie", a
indiqué mardi le commissaire du gouvernement ivoirien auprès du
tribunal militaire, Ange Kessi.
M. Kessi, qui fait office de procureur militaire, a
présenté à la presse les premiers "prisonniers" capturés par les forces de
l'ordre ivoiriennes à Agboville, à 70 km au nord d'Abidjan.
"Tous ces criminels sont poursuivis pour attentat
contre l'autorité de l'Etat, atteinte à la sûreté de l'Etat, assassinat,
atteinte à l'ordre public, coups et blessures volontaires, etc.", a
dit M. Kessi.
"Pour le moment, les prisonniers sont tous unanimes,
ont tous reconnu les faits d'avoir participé" aux attaques perpétrées le
week-end dernier, a-t-il poursuivi, avouant ne pas posséder
d'informations sur leurs commanditeurs.
D'après lui, les méthodes utilisées dans ces
dernières attaques sont similaires à celles des commanditaires des tueries
perpétrées dans la région de Duékoué (ouest de la Côte d'Ivoire).
Des attaques à caractère inter-ethnique avaient
fait, début juin denrier, une centaine de morts dans la région de Duékoué,
selon la télévision nationale ivoirienne.
Le week-end dernier, des assaillants armés non
identifiés avaient attaqué successivement deux villes au nord d'Abidjan
(sud- est). Les accrochages entre les assaillants et les forces de
l'ordre avaient fait au moins 24 morts, dont sept militaires
ivoiriennes.
Selon M. Kessi, les forces de l'ordre ivoiriennes
ont capturé une quarantaine d'assaillants de nationalités "malienne,
burkinabé et ivoirienne".
Ces derniers jours, des journaux ivoiriens proches
de l'opposition se sont interrogés sur "les conditions mystérieuses"
de ces dernières attaques par des assaillants non identifiés jusqu'à
présent.
Les partisans du président ivoirien Laurent Gbagbo
ont pointé sur la rébellion armée, qui contrôle la moitié nord du pays
depuis septembre 2002, alors que cette dernière en a démenti toute
implication. Fin