NAIROBI, 22 juillet (XINHUANET) -- Les députés kenyans
ont approuvé jeudi soir un projet de Constitution qui, aux dires des
critiques, octroie trop de pouvoirs à la présidence.
Lors d'une session parlementaire laborieuse, le
Parlement kenyan a voté pour les amendements au projet destiné à assurer
plus de pouvoirs exécutifs à la présidence.
Au cours du débat houleux, quatre ministres alliés à
une section de la coalition au pouvoir ont réagi contre le
gouvernement en votant contre le rapport qui a considérablement
modifié le projet initial de la Conférence constitutionnelle
nationale à Nairobi (projet Bomas) finalisée l'an dernier.
Leur parti, l'opposition et des groupes de la
société civile ont rejeté les recommandations de la Commission de
sélection parlementaire, et demandé que le Parlement adopte le projet
Bomas initial.
De nombreux Kenyans considèrent l'adoption d'une
nouvelle Constitution comme un instrument clé pour éliminer des décennies
de corruption et de mauvaise gestion.
A la Conférence constitutionnelle de l'année
dernière, la plupart de 629 députés ont voté en faveur de la réduction des
pouvoirs présidentiels contre le souhait du gouvernement, proposant
la création d'un poste de Premier ministre après les prochaines élections
prévues pour 2007.
Le président Mwai Kibaki a été élu en 2002, en
partie en raison de sa promesse de réduire les pouvoirs du président en
l'espace de 100 jours. Cependant, nombre de Kenyans ont accusé M. Kibaki de
ne pas avoir tenu sa promesse après son accession à la présidence.
Le gouvernement a promis à plusieurs reprises que
l'ancienne Constitution, vieille de 40 ans, qui remonte à l'indépendance
vis- à-vis de la Grande-Bretagne, serait remplacée par une nouvelle en
décembre prochain.
De l'avis des analystes, les désaccords sur le
document de ce projet sont si grands qu'il sera probablement difficile
d'atteindre l'objectif à une telle date. Fin