LONDRES, 19 juillet
(XINHUANET) -- Près de 25 000 civils irakiens ont été tués depuis
l'invastion du pays par les troupes américaines et britanniques en mars
2003, avec en moyenne 34 morts par jour, révèle mardi un rapport d'étude
britannique.
Au total 24 685 civils ont été tués dans la période
de 2 ans qui s'est achevée en mars de cette année, et les femmes et
enfants représentent près de 20% des pertes civiles totales, indique le
rapport.
Intitulé "Dossier sur les pertes civiles en Irak,
2003-2005", ce document a été publié par Iraq Body Count en association
avec Oxford Research Group, à l'issue d'une analyse complète de plus
de 10 000 reportages de médias publiés entre mars 2003 et mars 2005.
Près de la moitié des morts ont eu lieu à Bagdad, la
capitale du pays, précise le rapport.
30% des morts civiles ont eu lieu lors de la phase
d'invasion, qui s'est achevée au 1er mai 2003 lorsque le président
américain George W. Bush a annoncé la fin des "opérations de combat
majeures " en Irak.
Depuis la fin de l'invasion, le nombre de civils
irakiens décédés se chiffre à 6 215 pour la première année d'occupation et
à 11 351 pour la deuxième.
La plupart de ces morts ont été causées par les
troupes étrangères plutôt que par des insurgés dans le pays, selon le
rapport. 37% des pertes civiles seraient dues aux forces sous
commandement américain, contre 9% dues aux forces de résistance à
l'occupation et d'insurrection.
"Il reste très préoccupant que, près de deux ans et
demi (après le début du conflit), ni les Etats-Unis ni le gouvernement
britannique n'ont entrepris de mesurer systématiquement l'impact de
leurs actes en termes de vies humaines détruites", a déclaré l'un des
auteurs du rapport, le professeur John Sloboda, en présentant l'ouvrage.
Fin