Kofi Annan réitère son appel à l'adoption d'une convention générale contre le terrorisme
  2005-07-13 13:28:45
 

     NEW YORK (Nations Unies), 12 juillet (XINHUANET) -- Le secrétaire  général des Nations unies, Kofi Annan, a réitéré mardi son appel à l'adoption d'une convention générale contre le terrorisme. 

     Il doit être possible de convenir simplement que le meurtre de  civils non armés, quelque soit la cause défendue, est du  terrorisme pur et simple, a indiqué mardi M. Annan, réitérant son  appel à parvenir à adopter une convention contenant une définition de base reconnue par tous les Etats membres. 

     Interrogé mardi, lors d'un point avec la presse, à son arrivée  à New York, sur le manque de progrès sur le projet de convention  générale contre le terrorisme, M. Annan a rappelé qu'il  n'abandonnait pas l'espoir qu'il serait possible de parvenir à un  définition du terrorisme.  

     Le 8 juillet, condamnant les attaques terroristes à Londres, le chef de l'Onu avait estimé que ces événements soulignaient, "une  fois de plus, l'importance de parvenir, en septembre, à une  définition commune du terrorisme, afin que tous les pays puissent  être d'accord sur l'objet de leur combat". 

     Le 1er avril dernier, le Coordonnateur du Comité spécial chargé d'élaborer une convention géné rale sur le terrorisme, réuni au  Siège de l'Onu, a rappelé que le problème restait le même. 

     Les pays de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) et  du Mouvement des pays non alignés estiment que la définition du  terrorisme contenue à la fois dans le Rapport sur les menaces, les défis et le changement du groupe de personnalités de haut niveau  et dans celui du Secrétaire général, rapport intitulé "Dans une  liberté plus grande", ignore totalement le droit des mouvements de libération nationaux à lutter contre la domination coloniale et  l'occupation étrangère, ce qui va à l'encontre du droit à  l'autodétermination énoncé dans la Charte des Nations Unies.  

     Ces délégations continuent d'exiger une référence au terrorisme  d'Etat, principalement dans le contexte du conflit israélo- palestinien, en indiquant qu'elles avaient jugé erronée la  déclaration contenue dans le rapport du Secrétaire général, selon  laquelle "il est temps de mettre de côté les débats sur la  question dénommée 'terrorisme d'Etat', parce que l'usage de la  force par les Etats est déjà largement réglementée par la norme  internationale". 

     Les Etats membres de l'Onu ont déjà négocié pas moins de 12  conventions universelles et protocoles contre le terrorisme, qui  visent des situations particulières; il manque à l'édifice  juridique une convention générale qui contiendrait une définition  du terrorisme. Fin