NEW YORK (Nations Unies), 12 juillet (XINHUANET) -- Le
secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a réitéré mardi son
appel à l'adoption d'une convention générale contre le terrorisme.
Il doit être possible de convenir simplement que le
meurtre de civils non armés, quelque soit la cause défendue, est du
terrorisme pur et simple, a indiqué mardi M. Annan, réitérant son
appel à parvenir à adopter une convention contenant une définition de
base reconnue par tous les Etats membres.
Interrogé mardi, lors d'un point avec la presse, à
son arrivée à New York, sur le manque de progrès sur le projet de
convention générale contre le terrorisme, M. Annan a rappelé qu'il
n'abandonnait pas l'espoir qu'il serait possible de parvenir à un
définition du terrorisme.
Le 8 juillet, condamnant les attaques terroristes à
Londres, le chef de l'Onu avait estimé que ces événements soulignaient,
"une fois de plus, l'importance de parvenir, en septembre, à une
définition commune du terrorisme, afin que tous les pays puissent
être d'accord sur l'objet de leur combat".
Le 1er avril dernier, le Coordonnateur du Comité
spécial chargé d'élaborer une convention géné rale sur le terrorisme, réuni
au Siège de l'Onu, a rappelé que le problème restait le même.
Les pays de l'Organisation de la Conférence
islamique (OCI) et du Mouvement des pays non alignés estiment que la
définition du terrorisme contenue à la fois dans le Rapport sur les
menaces, les défis et le changement du groupe de personnalités de haut
niveau et dans celui du Secrétaire général, rapport intitulé "Dans une
liberté plus grande", ignore totalement le droit des mouvements
de libération nationaux à lutter contre la domination coloniale et
l'occupation étrangère, ce qui va à l'encontre du droit à
l'autodétermination énoncé dans la Charte des Nations Unies.
Ces délégations continuent d'exiger une référence au
terrorisme d'Etat, principalement dans le contexte du conflit
israélo- palestinien, en indiquant qu'elles avaient jugé erronée la
déclaration contenue dans le rapport du Secrétaire général, selon
laquelle "il est temps de mettre de côté les débats sur la question
dénommée 'terrorisme d'Etat', parce que l'usage de la force par les Etats
est déjà largement réglementée par la norme internationale".
Les Etats membres de l'Onu ont déjà négocié pas
moins de 12 conventions universelles et protocoles contre le terrorisme,
qui visent des situations particulières; il manque à l'édifice
juridique une convention générale qui contiendrait une définition du
terrorisme. Fin