ABIDJAN, 12 juillet (XINHUANET) -- Le président
sud-africain Thabo Mbeki, médiateur de l'Union africaine dans la crise
ivoirienne, a donné son accord à l'adoption des amendements législatifs en
Côte d'Ivoire par voie règlementaire, a annoncé mardi soir un
porte- parole de la présidence ivoirienne.
Conformément à la déclaration commune signée fin
juin dernier par les protagonistes de la crise ivoirienne à Pretoria
(Afrique du Sud), tous les amendements aux sept lois relatives au
processus de paix en Côte d'Ivoire devraient être adoptés au plus tard le
15 juillet 2005, soit par le Parlement ivoirien, soit par des
" mesures exceptionnelles".
Lundi, le président Mbeki a adressé une lettre de
réponse à son homologue ivoirien Laurent Gbagbo, qui avait décidé
d'effectuer les réformes législatives prévues dans l'accord de
Marcoussis (France, janvier) "par voie règlementaire", a déclaré le
porte-parole de la présidence ivoirienne, Désiré Tagro.
"Après consultations avec le président de
l'Assemblée nationale (Parlement) de la Côte d'Ivoire, et après avoir
examiné toutes les autres voies pouvant permettre l'adoption des textes
amendés, j'ai conclu que la meilleure voie est l'utilisation par le
président de la Républiquqe (Laurent Gbagbo) des pouvoirs que lui confère
l'article 48 de la Constitution ivoirienne", a écrit M. Mbeki dans la
lettre, dont le contenu a été rendu public par le porte-parole.
Le président Mbeki a également prié, dans la
correspondance, son homologue ivoirien de "prendre toutes les mesures pour
rendre effective l'application de cette décision" avant la date butoir,
fixée dans la déclaration commune de Pretoria.
Les lois restant à amender concernent notamment la
Commission électorale indépendante (CEI), la nationalité, l'identification
des populations, questions épineuses qui étaient aussi à l'origine de
la crise ivoirienne qui s'est éclatée en septembre 2002.
Les textes législatifs concernant ces questions
avaient été adoptés en décembre dernier, mais sont jugés "non conformes" à
l'accord de Marcoussis par l'opposition et la rébellion armée.
La rébellion ivoirienne, qui contrôle le nord du
pays, demande l'amendement de ces lois comme l'une des conditions
préalables au démarrage du désarmement des combattants.
Selon le nouveau calendrier signé samedi dernier
entre l'armée et la rébellion ivoiriennes, le désarmement en Côte d'Ivoire
devrait se dérouler du 26 septembre au 3 octobre 2005. Fin