NAIROBI, 21 juin (XINHUANET) -- Le gouvernement
japonais est réticent à l'idée de nouveaux allègements de la dette, et aux
autres propositions pour aider les pays africains à réaliser les
objectifs de lutte contre la pauvreté, a déclaré mardi à Nairobi un
député d'Afrique de l'est.
"Le Japon n'est toujours pas prêt à s'engager dans
une nouvelle annulation de la dette, ni à adhérer à la proposition de la
Grande- Bretagne de placer des fonds dans la Facilité financière
internationale (IIF), ni à soutenir une initiative de taxe mondiale,
ce qui est toujours objet de controverse dans les pays européens", a dit
Sheila Kawamara, membre du parlement de l'Assemblée législative d'Afrique
de l'est (ALAE), et ardente défenseur de la lutte contre la
pauvreté.
Mme Kawamara s'exprimait à son arrivée au Japon, où
elle plaide au nom du Kenya et d'autres pays pauvres pour une annulation de
100% de la dette japonaise, pour une inversion de la tendance à
la baisse des aides accordées par la Japon. Enfin, elle demande que
soit respecté l'objectif fixé par les Nations unies que les pays
riches consacrent 0,7% de leur PNB à l'aide étrangère aux pays
pauvres.
Le Groupe des huit (G-8), composé de l'Allemagne, du
Canada, des Etats-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne, de l'Italie,
du Japon et de la Russie, a annoncé ce mois-ci un accord pour
l'annulation de la totalité des dettes multilatérales contractées
par les 18 pays les plus pauvres du mondre, des pays africains pour
la plupart.
Mme Kawamara a rencontré, au cours de son séjour au
Japon, des responsables japonais des finances et des affaires étrangères,
ainsi que des députés.
Le Kenya n'est pas bénéficiaire de l'initiative
d'allègement de la dette internationale, malgré son énorme dette
extérieure, en raison de son économie en développement et de sa capacité à
assumer le service de sa dette. Fin