Le Japon réticent à de nouvelles annulations de dettes de pays pauvres
  2005-06-22 10:45:28
 

      NAIROBI, 21 juin (XINHUANET) -- Le gouvernement japonais est  réticent à l'idée de nouveaux allègements de la dette, et aux  autres propositions pour aider les pays africains à réaliser les  objectifs de lutte contre la pauvreté, a déclaré mardi à Nairobi  un député d'Afrique de l'est. 

     "Le Japon n'est toujours pas prêt à s'engager dans une nouvelle annulation de la dette, ni à adhérer à la proposition de la Grande- Bretagne de placer des fonds dans la Facilité financière  internationale (IIF), ni à soutenir une initiative de taxe  mondiale, ce qui est toujours objet de controverse dans les pays  européens", a dit Sheila Kawamara, membre du parlement de  l'Assemblée législative d'Afrique de l'est (ALAE), et ardente  défenseur de la lutte contre la pauvreté. 

     Mme Kawamara s'exprimait à son arrivée au Japon, où elle plaide au nom du Kenya et d'autres pays pauvres pour une annulation de  100% de la dette japonaise, pour une inversion de la tendance à la baisse des aides accordées par la Japon. Enfin, elle demande que  soit respecté l'objectif fixé par les Nations unies que les pays  riches consacrent 0,7% de leur PNB à l'aide étrangère aux pays  pauvres. 

     Le Groupe des huit (G-8), composé de l'Allemagne, du Canada,  des Etats-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne, de l'Italie,  du Japon et de la Russie, a annoncé ce mois-ci un accord pour  l'annulation de la totalité des dettes multilatérales contractées  par les 18 pays les plus pauvres du mondre, des pays africains  pour la plupart. 

     Mme Kawamara a rencontré, au cours de son séjour au Japon, des  responsables japonais des finances et des affaires étrangères,  ainsi que des députés. 

     Le Kenya n'est pas bénéficiaire de l'initiative d'allègement de la dette internationale, malgré son énorme dette extérieure, en  raison de son économie en développement et de sa capacité à  assumer le service de sa dette. Fin