JOHANNESBURG, 21 juin (XINHUANET) -- L'Afrique pourrait
être la prochaine Chine en termes de potentiel de croissance économique,
a déclaré Sam Jonah, président de la compagnie AngloGold Ashanti,
dans une publication de la compagnie, et d'ajouter que l'Afrique
pouvait prospérer malgré ses difficultés.
"L'Afrique est l'une des grandes régions
sous-développées restantes capable de niveaux de croissance économique
élevés et durables. L'Afrique pourrait être la prochaine Chine",
écrit-il.
M. Jonah a écrit ces mots pour commenter un rapport
récent de la Commission pour l'Afrique, lequel a exprimé son inquiétude
sur l'incapacité de l'Afrique à attirer suffisamment
d'investissement.
M. Jonah a indiqué que l'Afrique sub-saharienne
souffrait d'investissements, intérieurs comme extérieurs, faibles, d'une
fuite de capitaux importante, et de faibles afflux de capitaux. Des
infrastructures minimum sont nécessaires pour le développement, écrit-il,
et c'est ce qui freine le développement du continent.
"L'Afrique paie un prix élevé pour ses
infrastructures inadaptées, par un manque à gagner en termes d'emploi, de
réduction de la pauvreté et d'accès aux services. L'accès aux écoles
est d'une importance vitale pour les enfants d'Afrique, mais pour cela, il
leur faut des routes", dit M. Jonah, et de contredire l'idée reçue selon
laquelle les infrastructures seraient l'apanage du service public.
M. Jonah a par ailleurs souligné la nécessité d'une
implication des entreprises, mais aussi de lutter contre la corruption, et
pour cela, les gouvernements ont le devoir de créer un environnement
sûr pour les affaires. Fin