ABIDJAN, 20 juin (XINHUANET) -- Le Comité international
de la Croix- Rouge (CICR) a investi en 2004, au total, 6 milliards de
francs CFA (plus de 9,1 millions d'euros) dans ses programmes
d'assistance et de protection en Côte d'Ivoire, selon un communiqué
rendu public lundi soir à Abidjan.
Pour les programmes d'aides en Côte d'Ivoire, le
CICR a dépensé plus de 3,16 milliards de francs CFA (4,8 millions
d'euros) pour fournir aux victimes des conflits du matériel d'abris
temporaires et d'autres articles d'assistance, ainsi que financer
des projets d'assainissement et d'hygiène publique, a indiqué
récemment Jakob Kellenberger, président du CICR, dans son rapport
annuel.
Selon le communiqué diffusé par la représentation du
CICR en Côte d'Ivoire, cette organisation internationale a alloué près de
1,058 milliard de francs CFA (1,6 million d'euros) pour aider les
personnes séparées de leurs proches en Côte d'Ivoire ou dans les
pays voisins à retrouver leurs familles, et financer les actions de
soutien engagées par le CICR auprès des personnes privées de
liberté.
Le CICR a également affecté 1,022 milliard de francs
CFA (1,55 million d'euros) à la promotion du droit international
humanitaire, notamment à l'application du programme "Explorons le droit
humanitaire", qui verra l'inclusion de références humanitaires dans
les cursus scolaires.
Par ailleurs, le CICR a apporté quelque 773 millions
de francs CFA (1,17 million d'euros) au soutien à la Croix-Rouge de Côte
d'Ivoire, notamment aux projets menés conjointement avec cette
ONG d'assistance.
Le CICR est une organisation indépendante qui a pour
mission d'apporter protection et assistance aux victimes de la guerre et
de la violence armée. En 2004, elle a réduit ses représentations
dans le monde (de 81 à 79), mais a augmenté ses bureaux en
Afrique (passant de 20 à 26). Elle engage actuellement 36 expatriés de
diverses nationalités et 139 employés locaux en Côte d'Ivoire.
Dans l'année passée, la Côte d'Ivoire, pays en crise
depuis septembre 2002, a vécu notamment la répresseion sanglante d'une
manifestation en mars, les raids aériens par l'armée gouvernementale
contre des positions rebelles, ainsi que des conflits ivoiro-français en
novembre. Fin