BEIJING, 20 juin (XINHUANET) --
Dans un contexte de mondialisation qui s'apparente à une arène, un espace
de mise à mort des faibles, François Wakata Bolvine, vice-directeur du
département de la presse du Rassemblement démocratique du peuple
camerounais, a avancé lundi à Beijing trois suggestions sur le
renforcement des relations sino-africaines afin de trouver une voie de
développement commun.
M. Bolvine est venu en Chine pour assister à un
séminaire, ouvert lundi à Beijing, sur le renforcement des échanges entre
les partis au pouvoir en Chine et dans des pays africains.
En premier lieu, il faut "vaincre les préjugés", a
déclaré Bolvine. "L'Afrique a intégré la vision que les occidentaux
avaient de la Chine. Elle n'avait pas de vision propre, tirée de son
expérience vécue, de ses contacts directs avec la Chine", a-t- il indiqué.
"Il est donc plus que temps aujourd'hui que les Africains se construisent
leur propre image de ce pays", a-t-il lancé.
Les deux parties devront favoriser leur connaissance
mutuelle, a relevé M. Bolvine. "L'Afrique pourrait tirer profit du
formidable potentiel chinois et ce, dans tous les domaines :
agriculture, biotechnologie, industrie... De ce point de vue, la
Chine pourrait être un modèle pour l'Afrique", a-t-il affirmé.
Les deux parties devront oeuvrer pour le
rapprochement des deux peuples, a conclu le haut officiel camerounais.
"Pour les Africains, la Chine est un pays très lointain. Il faut commencer
par combattre cette idée, grâce à une présence plus marquée des
Chinois en Afrique et réciproquement, à travers des réalisations
concrètes". Il est temps pour l'Afrique de diversifier son
expérience du monde en cherchant à comprendre et à percer le mystère
du modèle chinois, a souligné le membre de la délégation africaine.
Il a également insisté à cette occasion sur
l'adhésion du Cameroun au principe d'"une seule Chine" et son refus
d'établir des relations officielles avec Taiwan.
Ce séminaire, ayant pour thème "Renforcement des
échanges entre les partis au pouvoir de Chine et de pays africains et
développement des relations étatiques sino-africaines dans le
contexte de la mondialisation", est organisé dans le but de
renforcer les échanges d'opinions par les consultations et le
dialogue, en écoutant particulièrement les souhaits et les
propositions des partis des pays africains sur le développement des
relations sino-africaines afin d'ouvrir une nouvelle voie au développement
commun entre la Chine et l'Afrique.
Ce séminaire a rassemblé une vingtaine de membres
venus de neuf partis africains au pouvoir et des responsables du PCC.
Ces neuf partis sont le Front progressiste du peuple
des Seychelles, le Front patriotique du Rwanda, le Rassemblement
démocratique du peuple camerounais, le Parti démocratique de Guinée
équatoriale, le Rassemblement du peuple togolais, le Tiako I
Mada-gasikara, le Mouvement national pour le développement social du
Niger, le Parti de l'unité et du progrès de Guinée et le Rassemblement
populaire pour le progrès de Djibouti.
Les échanges de visites entre les dirigeants chinois
et africains se sont multipliés ces dernières années et la
coopération sur les problèmes internationaux a été renforcée. Selon
le département international du PCC, un total de 104 représentants de
partis au pouvoir venus de 24 pays africains ont participé à des
séminaires de ce type en Chine depuis 1998. Fin