Suggestions camerounaises sur le renforcement des relations sino- africaines sur fond de mondialisation
  2005-06-21 09:17:29
 

    BEIJING, 20 juin (XINHUANET) -- Dans un contexte de mondialisation  qui s'apparente à une arène, un espace de mise à mort des faibles, François Wakata Bolvine, vice-directeur du département de la  presse du Rassemblement démocratique du peuple camerounais, a  avancé lundi à Beijing trois suggestions sur le renforcement des  relations sino-africaines afin de trouver une voie de  développement commun. 

     M. Bolvine est venu en Chine pour assister à un séminaire,  ouvert lundi à Beijing, sur le renforcement des échanges entre les partis au pouvoir en Chine et dans des pays africains.  

     En premier lieu, il faut "vaincre les préjugés", a déclaré  Bolvine. "L'Afrique a intégré la vision que les occidentaux  avaient de la Chine. Elle n'avait pas de vision propre, tirée de  son expérience vécue, de ses contacts directs avec la Chine", a-t- il indiqué. "Il est donc plus que temps aujourd'hui que les  Africains se construisent leur propre image de ce pays", a-t-il  lancé. 

     Les deux parties devront favoriser leur connaissance mutuelle,  a relevé M. Bolvine. "L'Afrique pourrait tirer profit du  formidable potentiel chinois et ce, dans tous les domaines :  agriculture, biotechnologie, industrie... De ce point de vue, la  Chine pourrait être un modèle pour l'Afrique", a-t-il affirmé. 

     Les deux parties devront oeuvrer pour le rapprochement des deux peuples, a conclu le haut officiel camerounais. "Pour les  Africains, la Chine est un pays très lointain. Il faut commencer  par combattre cette idée, grâce à une présence plus marquée des  Chinois en Afrique et réciproquement, à travers des réalisations  concrètes". Il est temps pour l'Afrique de diversifier son  expérience du monde en cherchant à comprendre et à percer le  mystère du modèle chinois, a souligné le membre de la délégation  africaine. 

     Il a également insisté à cette occasion sur l'adhésion du  Cameroun au principe d'"une seule Chine" et son refus d'établir  des relations officielles avec Taiwan. 

     Ce séminaire, ayant pour thème "Renforcement des échanges entre  les partis au pouvoir de Chine et de pays africains et  développement des relations étatiques sino-africaines dans le  contexte de la mondialisation", est organisé dans le but de  renforcer les échanges d'opinions par les consultations et le  dialogue, en écoutant particulièrement les souhaits et les  propositions des partis des pays africains sur le développement  des relations sino-africaines afin d'ouvrir une nouvelle voie au  développement commun entre la Chine et l'Afrique. 

     Ce séminaire a rassemblé une vingtaine de membres venus de  neuf partis africains au pouvoir et des responsables du PCC.  

     Ces neuf partis sont le Front progressiste du peuple des  Seychelles, le Front patriotique du Rwanda, le Rassemblement  démocratique du peuple camerounais, le Parti démocratique de  Guinée équatoriale, le Rassemblement du peuple togolais, le Tiako  I Mada-gasikara, le Mouvement national pour le développement  social du Niger, le Parti de l'unité et du progrès de Guinée et le Rassemblement populaire pour le progrès de Djibouti. 

     Les échanges de visites entre les dirigeants chinois et  africains se sont multipliés ces dernières années et la  coopération sur les problèmes internationaux a été renforcée.  Selon le département international du PCC, un total de 104  représentants de partis au pouvoir venus de 24 pays africains ont  participé à des séminaires de ce type en Chine depuis 1998. Fin