LONDRES, 20 juin
(XINHUANET) -- L'imposition du libre-échange en échange des aides
accordées par les pays occidentaux a coûté quelque 217 milliards d'euros
au continent africain en 20 ans, selon l'Organisation non gouvernementale
"Christian Aid" dimanche.
L'obligation faite aux pays africains d'ouvrir leurs
frontières aux produits venus du reste du monde a ainsi conduit
le Ghana, à partir de 1986, à importer du riz, un produit dont il
est pourtant producteur, a souligné cette organisation non
gouvernementale britannique, citée par l'AFP.
Le riz étranger subventionné étant moins cher, de
nombreux fermiers ghanéens ont été poussés à la faillite, selon Christian
Aid.
Selon des calculs effectués par cette ONG, le PNB du
Ghana, évalué à 2,7 milliards de livres (3,8 mds EUR) en 2000, aurait
été supérieur de 466 millions de livres (652 M EUR) si le libre
échange ne lui avait pas été imposé.
Dans son document publié dimanche, Christian Aid a
appelé les dirigeants du G8 à imposer un "échange équitable" et non pas un
" libre échange" dans les relations entre les pays riches et les pays
en voie de développement. Selon cette ONG, les pays africains devraient
ainsi pouvoir prendre des mesures protectionnistes afin de protéger leurs
producteurs et leurs productions.
Le libre échange et l'ouverture des frontières des
pays en voie de développement à nos produits ne doivent plus être exigés
par l'Occident en échange de son aide financière, a insisté la
porte-parole de Christian Aid, Claire Melamed. Fin