Analyse: fin d'un "voyage de sondage" de Wolfowitz en Afrique
  2005-06-20 08:48:15
 

     JOHANNESBURG, 19 juin (XINHUANET) -- Le président de la Banque  mondiale, Paul Wolfowitz a achevé samedi, à Pretoria, sa tournée  en Afrique par une promesse d'aider le continent à se développer  plus rapidement pendant son mandat. 

     Ce voyage de six jours, qui a mené M. Wolfowitz au Nigeria, au  Burkina Faso, au Rwanda et en Afrique du Sud, est sa première  sortie à l'étranger depuis qu'il a pris le poste du patron de la  Banque mondiale il y a deux semaines. 

     Selon M. Wolfowitz, sa visite dans quatre pays africains lui a  permis de constater que les dirigeants africains de nouvelle  génération adoptent une attitude plus sérieuse dans la lutte  contre la corruption et dans les efforts de développement. Il a  exprimé sa confiance en la coopération entre la Banque mondiale et l'Afrique. 

     Pour des analystes, le nouveau patron de la Banque mondiale  s'est rendu au plus pauvre continent de notre planète non  seulement pour discuter des questions de développement avec les  chefs d'Etat, les ministres des Finances et les milieux  économiques africains, mais également pour montrer qu'il tenait  son engagement: l'Afrique bénéfice d'une attention particulière de la Banque mondiale. 

     Cette tournée est qualifiée par des observateurs d'un "voyage  de sondage" pendant lequel il a pu écouter les opinons sur les  moyens de réduire la pauvreté de l'Afrique et évaluer ce que le  continent attend de l'aide extérieure. 

     Mais, d'autres estiment qu'un objectif plus important du voyage de M. Wolfowitz était de chercher à savoir si les pays africains  peuvent traiter l'aide internationale avec une attitude  responsable. C'est aussi une question qui donne bien du souci aux  pays donateurs occidentaux. 

     Lors de sa rencontre avec la presse samedi à Pretoria, en  compangie du président sud-africain Thabo Mbeki, M. Wolfowitz a  indiqué que dans le passé, des pays africains avaient mal géré  l'aide internationale et que des fonds avaient même été détournés, alors qu'aujourd'hui, les dirigeants africains de nouvelle  génération s'efforcent de régler le problème de la corruption par  des actions concrètes. 

     Il a salué les mesures prises par le gouvernement sud-africains contre la corrpution, faisant allusion à la destitution, le 14  juin, du vice-président Jacob Zuma impiqué dans une affaire de  corruption. 

     L'aide au développement de l'Afrique sera l'un des sujets que  les dirigeants des pays du G8 vont examiner lors de leur rencontre en Grande-Bretagne le mois prochain.  

     Bien que des pays occidentaux comme la Grande-Bretagne se  soient déclarés préoccupés par le développement du continent noir, ils ont souligné que les fonds de développement seront accordés à  condition que les pays africains déploient des efforts dans la  lutte contre la corruption, dans l'amélioration de la gouvernance, etc. 

     Il est naturel qu'en tant qu'organe le plus important du monde  dans l'aide au développement, la Banque mondiale veut être sûre  que les pays africains puissent mieux mettre à profit l'aide  internationale, estiment des analystes. Il paraît que l'Afrique a  obtenu une note assez bonne de la part de M. Wolfowitz, ce qui  constitue un facteur favorable pour que le prochain sommet du G8  approuve le programme d'aide à l'Afrique. Fin