JOHANNESBURG, 19 juin (XINHUANET) -- Le président de la
Banque mondiale, Paul Wolfowitz a achevé samedi, à Pretoria, sa tournée
en Afrique par une promesse d'aider le continent à se développer
plus rapidement pendant son mandat.
Ce voyage de six jours, qui a mené M. Wolfowitz au
Nigeria, au Burkina Faso, au Rwanda et en Afrique du Sud, est sa première
sortie à l'étranger depuis qu'il a pris le poste du patron de la
Banque mondiale il y a deux semaines.
Selon M. Wolfowitz, sa visite dans quatre pays
africains lui a permis de constater que les dirigeants africains de
nouvelle génération adoptent une attitude plus sérieuse dans la lutte
contre la corruption et dans les efforts de développement. Il a
exprimé sa confiance en la coopération entre la Banque mondiale
et l'Afrique.
Pour des analystes, le nouveau patron de la Banque
mondiale s'est rendu au plus pauvre continent de notre planète non
seulement pour discuter des questions de développement avec les
chefs d'Etat, les ministres des Finances et les milieux économiques
africains, mais également pour montrer qu'il tenait son engagement:
l'Afrique bénéfice d'une attention particulière de la Banque
mondiale.
Cette tournée est qualifiée par des observateurs
d'un "voyage de sondage" pendant lequel il a pu écouter les opinons sur
les moyens de réduire la pauvreté de l'Afrique et évaluer ce que le
continent attend de l'aide extérieure.
Mais, d'autres estiment qu'un objectif plus
important du voyage de M. Wolfowitz était de chercher à savoir si les pays
africains peuvent traiter l'aide internationale avec une attitude
responsable. C'est aussi une question qui donne bien du souci aux
pays donateurs occidentaux.
Lors de sa rencontre avec la presse samedi à
Pretoria, en compangie du président sud-africain Thabo Mbeki, M. Wolfowitz
a indiqué que dans le passé, des pays africains avaient mal géré
l'aide internationale et que des fonds avaient même été
détournés, alors qu'aujourd'hui, les dirigeants africains de nouvelle
génération s'efforcent de régler le problème de la corruption par
des actions concrètes.
Il a salué les mesures prises par le gouvernement
sud-africains contre la corrpution, faisant allusion à la destitution, le
14 juin, du vice-président Jacob Zuma impiqué dans une affaire de
corruption.
L'aide au développement de l'Afrique sera l'un des
sujets que les dirigeants des pays du G8 vont examiner lors de leur
rencontre en Grande-Bretagne le mois prochain.
Bien que des pays occidentaux comme la
Grande-Bretagne se soient déclarés préoccupés par le développement du
continent noir, ils ont souligné que les fonds de développement seront
accordés à condition que les pays africains déploient des efforts dans la
lutte contre la corruption, dans l'amélioration de la
gouvernance, etc.
Il est naturel qu'en tant qu'organe le plus
important du monde dans l'aide au développement, la Banque mondiale veut
être sûre que les pays africains puissent mieux mettre à profit l'aide
internationale, estiment des analystes. Il paraît que l'Afrique a
obtenu une note assez bonne de la part de M. Wolfowitz, ce qui
constitue un facteur favorable pour que le prochain sommet du G8
approuve le programme d'aide à l'Afrique. Fin