Le président de la BAD espère que le sommet du G8 prendra d'autres mesures cruciales en faveur de l'Afrique
  2005-06-18 09:27:47
 

     TUNIS, 17 juin (XINHUANET) -- Le président de la Banque africaine  de Développement (BAD) Omar Kabbaj s'est félicité de la décision  du G8 d'annuler plus de 40 milliards de dollars de dette de 18  pays pauvres très endettés, espérant que le sommet du G8, qui aura lieu en juillet 2005, prendra d'autres mesures cruciales pour  appuyer l'effort de développement de l'Afrique. 

     Selon M. Kabbaj, dont les propos ont été cités vendredi par un  communiqué de presse de la BAD, la décision en question prise par  les ministres des Finances du G8 va dégager des ressources  considérables pour les pays bénéficiaires et leur permettre  d'accroître les investissements dans des secteurs aussi importants que l'éducation et la santé, et de financer d'autres initiatives  de réduction de la pauvreté. Cela devrait, a-t-il indiqué,  contribuer à la réalisation des objectifs de développement du  millénaire. 

     Pour le président de la BAD, les mesures cruciales que devra  prendre le prochain sommet du G8 devront comprendre notamment  l'augmentation sensible des niveaux de l'Aide publique au  Développement (APD) conformément aux engagements pris en 2002 à  Monterrey et récemment dans d'autres enceintes. Il a également  formulé l'espoir qu'un accord sera trouvé sur d'autres  propositions visant à augmenter l'APD et à la débloquer rapidement, comme la Facilité de Financement international(FFI) proposée par  la Grande-Bretgne et différentes propositions internationales  relatives à l'instauration d'une taxe, qui ont reçu le soutien de  la France et de l'Allemagne. Il a par ailleurs noté que le Japon  avait proposé un programme d'aide renforcée au secteur privé dont  la gestion serait confiée à la BAD.  

     Le Marocain Kabbaj a enfin relevé que la BAD, le FMI et la  Banque mondiale se réuniraient bientôt pour arrêter les modalités  de mise en oeuvre de l'initiative du G8 sur l'annulation de la  dette, dont la réussite passe, selon lui, par une étroite  collaboration et une coordination active entre les trois  institutions. Fin