LONDRES, 11 juin (XINHUANET) -- Le Premier minsitre
britannique Tony Blair a indiqué vendredi que le rabais britannique ne
pourrait être négocié que s'il y a une révision globale sur le
budget européen, a rapporté la BBC.
M. Blair a déclaré à la presse à Downing Street que
son pays est prêt pour un débat sur des réformes plus larges. Le
gouvernement britannique avait menacé d'utiliser son véto pour
protéger son remboursement annuel de trois milliards de livres (5, 43
millards de dollars).
M. Blair a indiqué qu'il ne voulait pas voir la
Grande-Bretagne pénalisée une nouvelle fois et qu'il est impossible de
discuter seulement le rabais britannique.
"S'il y a un débat de fond sur le budget européen,
bien sûr, tout peut être négocié", a-t-il dit.
Selon lui, cela doit être un débat de fond sur
l'avenir de l'Europe pour "enthousiasmer les gens pour l'Europe" et
"répondre aux inquiétudes des gens".
Le rabais britannique, vieux de vingt ans, est au
coeur des difficiles discussions en cours sur le futur budget de l'Union
européenne pour la période 2007-2013. Tous les pays de l'UE, à
l'exception de la Grande-Bretagne, veulent sa renégociation.
La France et l'Allemagne ont exprimé vendredi leur
espoir de voir "un compromis constructif" sur le budget européen, qui sera
examiné lors du sommet de l'Union européenne prévu jeudi prochain à
Bruxelles.
Le President français Jacques Chirac et le
chancelier allemand Gerhard Schroeder, qui était à Paris pour une visite,
ont indiqué que leurs pays accepteraient un compromis, demandant aux
autres membres d'en faire de même.
M. Blair devrait rencontrer MM. Chirac et Schroeder
la semaine prochaine.
Le sommet de jeudi portera également sur les
conséquences que pourraint provoquer le "non" français et néerlandais sur
la Constitution européenne. Fin