PARIS, 29 mai (XINHUANET) -- Environ 41,8 millions
d'électeurs français doivent donner leur avis sur la Constitution
européenne, dimanche de 8 heures du matin à 20 heures du soir en général,
et à 22 heures pour les habitants de Paris et Lyon.
La question qui est posée aux électeurs est la
suivante : Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du
traité établissant une Constitution pour l'Europe ? Le résultat de ce
référendum s'annonce crucial dans un pays fondateur de l'Union
européenne.
En raison du décalage horaire, les électeurs des
collectivités d'outre-mer ou ceux qui résident à l'étranger votent avant
leurs compatriotes de l'Hexagone. Les habitants de l'archipel de
Saint- Pierre-et-Miquelon, au large du Canada, ont déjà commencé à voter
à 08H00 locales, soit à 12H00, heure de Paris. Les électeurs de
Saint-Pierre-et-Miquelon seront suivis de ceux des autres
collectivités d'Outre-mer où le vote a été avancé de 24 heures:
Guyane, Guadeloupe, Martinique et Polynésie.
Les Guyanais commenceront à voter samedi à 13H00,
heure de Paris, puis les Martiniquais et les Guadeloupéens à 14H00 en
métropole. Les Polynésiens voteront à 20H00, heure de Paris. Sont
également concernés par ce vote anticipé les Français résidant sur le
continent américain, qui pourront accomplir leur devoir électoral dans les
centres de vote mis en place à cet effet.
Aucun résultat définitif, aucune estimation
partielle ne pouvant être annoncée avant la fermeture de tous les bureaux
de vote, le rituel d'annonce des résultats par les télévisions sera
déplacé à 22 heures.
Dans son discours radio-télévisé de jeudi soir, le
président français Jacques Chirac a appelé les Français à ne pas "se
tromper de question" et à "faire un choix en responsabilité et en
conscience", au référendum du 29 mai sur la Constitution
européenne.
Les derniers sondages publiés donnaient une large
victoire au non, avec 10 points d'avance sur le oui (55% contre 45%). Un
non de la France dimanche ne manquerait pas de se répercuter sur la
poursuite du processus de ratification du texte signé le 29 octobre
2004 à Rome par les chefs d'Etat et de gouvernement des 25 Etats membres de
l'UE. Toutefois, ce traité a déjà été ratifié par dix pays, à savoir
l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, l'Espagne, la Grèce, la Hongrie,
l'Italie, la Lituanie, la Slovaquie et la Slovénie.
Selon des observateurs à Paris, un rejet français
ouvrirait une période d'incertitude sur la poursuite de la construction
européenne et le rôle de la France dans l'UE.
Si les Français votent non dimanche, ce sera surtout
un drame pour la France, notamment un coup très sévère sur la diplomatie
de la France, qui perdra toute sa crédibilité dans le monde, parce
qu'elle, en tant que l'un des pays fondateurs de l'UE, est à
l'origine de ce projet de Constitution et qu'elle est aussi l'image
de marque du Vieux continent aux yeux de nombreux pays étrangères. Le vote
négatif signfiera également une perte d'influence de la France sur la
scène internationale.
Un rejet de la Constitution européenne par la France
pourrait provoquer une crise politique au sein de l'UE: il s'agira d'un
coup d'arrêt à la construction européenne et avec un non, il n'y
aura plus de décision importante européenne et le couple
franco- allemand sera très endommagé dans ses efforts de construction
européenne. Fin