BRUXELLES, 28 mai (XINHUANET) -- Les Français sont
appelés à voter dimanche par référendum sur le Traité constitutionnel
européen, un scrutin dont le résultat est attendu dans toute l'Union
européenne. Voici dix questions élémentaires sur ce traité, signé le 29
octobre 2004 à Rome par les 25 pays membres de l'Union européenne
(UE).
1) Le traité constitutionnel: Qu'est-ce que
c'est?
C'est un traité entre Etats et l'unanimité est
nécessaire pour le ratifier. L'objectif du traité constitutionnel est
d'associer les citoyens à la poursuite de la construction européenne et de
proposer un seul texte qui remplacerait tous les traités
existants. Ce document s'articule en quatre parties: La première partie
contient les objectifs de l'Union, ses compétences, les moyens dont
elle dispose pour décider, et ses moyens d'action, c'est-à- dire ses
institutions.
La seconde partie est tout entière consacrée à la
Charte des droits fondamentaux qui sont donc "constitutionnalisés" ce qui
leur confère une force juridique qu'ils n'avaient pas jusque-là. La
troisième partie traite des différentes politiques dont est en charge
l'Union européenne. Enfin, la quatrième partie précise la manière dont la
Constitution doit entrer en vigueur et les moyens pour la modifier.
La Constitution européenne entrera en vigueur le 1er
novembre 2006, à condition que les 25 Etats membres aient ratifié le
texte. Si un ou plusieurs pays ne l'ont toujours pas ratifié à cette
date, plusieurs hypothèses sont envisagées, de la modification de la
Constitution au retrait de l'Union de ce -ou ces- Etats. Jusqu'à ce
que la Constitution devienne effective, c'est le Traité de Nice qui
s'appliquera.
2) Pourquoi les Européens ne se sont-ils pas
prononcés le même jour sur la Constitution?
Une tentative de coordonner les dates des
référendums sur la Constitution a été vite abandonnée, compte tenu du
caractère politique très national que prend, parfois, la consultation. En
Pologne, le président et la gauche au pouvoir veulent la faire
coïncider avec le premier tour de l'élection présidentielle, le
25 septembre prochain, pour éviter une participation insuffisante,
qui en invaliderait le résultat. A l'inverse, outre-Manche, le
référendum, jugé plutôt secondaire, sera organisé bien après les
élections nationales. (à suivre)