BEIJING, 6 mai (XINHUANET) -- Si la médecine
traditionnelle chinoise subissait des tests scientifiques, son usage
pourrait devenir international, d'après Ferid Murad, prix Nobel de
Physiologie et de Médecine de 1998.
Murad, professeur à l'Académie Nationale des
Sciences des Etats-Unis et âgé de 69 ans, a fait ce commentaire il y a une
semaine, lors d'un séminaire international de biotechnologie. Selon
lui, la médecine des plantes, un trésor inestimable de la Chine, joue un
rôle essentiel dans le soulagement de maladies modernes liées aux
habitudes de vie.
Cependant, la médecine chinoise se fonde sur des
"expériences traditionnelles" et ne peut entrer sur le marché
international en raison de l'insuffisance des données recoltées et des
recherches scientifiques.
Après avoir découvert une molécule, l'oxyde
nitrique, Murad commence des recherches sur des substances pouvant
provoquer le relâchement ou la contraction du muscle lisse qui entoure les
vaisseaux sanguins. Sa découverte, d'une grande importance, lui a
permis non seulement de décrocher le prix Nobel de 1998, mais lui a
aussi conféré le titre de "père du Viagra". Fin