PARIS, 29 avril (XINHUANET) -- La France a estimé
vendredi qu'elle n'avait pas à se prononcer sur la demande d'invalidation
de l'élection présidentielle au Togo, formulée la veille par le
candidat de la coalition de l'opposition, Emmanuel Akitani Bob.
"Il y a des mécanismes qui existent", a déclaré le
porte- parole du Quai d'Orsay, Jean-Baptiste Mattéi, en réponse à une
question lors d'un point de presse à Paris.
"Nous notons que M. Akitani a introduit cette
demande d'invalidation et nous n'avons pas évidemment à nous prononcer là
dessus", a ajouté le porte-parole français.
Comme on lui demandait si Paris envisageait de
prendre, en consultation avec d'autres partenaires de la communauté
internationale, une initiative pour débloquer la situation qui reste
tendue au Togo, M. Mattéi a repris des déclarations faites la veille par
le ministre français des Affaires étrangères Michel Barnier.
"Dans ce scrutin, ni pendant, ni avant, ni après et,
pour l'avenir, il n'y aura pas d'ingérence de la France dans les
affaires du Togo", avait affirmé M. Barnier, ajoutant: "l'avenir du
Togo est entre les mains des Togolais".
La Commission électorale du Togo a annoncé mardi que
Faure Gnassingbé, fils du défunt président Gnassingbé Eyadéma, avait
remporté, avec 60,22% des suffrages, l'élection présidentielle du 24
avril devant Emmanuel Akitani Bob (38,19%) et Harry Olympio (0, 55%,
opposition modérée).
Ces résultats ne seront définitifs que lorsque la
Cour constitutionnelle les proclamera. Fin