L'Iran n'acceptera jamais un arrêt définitif de l'enrichissement d'uranium (responsable)
  2005-04-25 09:02:55
 

     TEHERAN, 24 avril (XINHUANET) -- L'Iran n'acceptera jamais un  arrêt définitif de l'enrichissement d'uranium, mais offrira des  garanties objectives de la nature pacifique de ses activités  nucléaires, a annoncé dimanche le porte-parole du ministère  iranien des Affaires étrangères, Hamid Reza Assefi. 

     "L'Iran et l'Union européenne (UE) poursuivront leurs  négociations afin de chercher les moyens pour une suspension (de  l'enrichissement) d'uranium à court terme et Téhéran ne renoncera  pas à son droit à utiliser l'énergie nucléaire à des fins  pacifiques", a déclaré M. Assefi lors de sa conférence de presse  hebdomadaire. 

     Il a souligné que la suspension serait maintenue durant la  période des négociations mais que cela n'était "qu'une question de quelques mois, non de quelques années". 

     "L'enrichissement (d'uranium) et l'utilisation pacifique de la  technologie nucléaire sont l'un de nos droits absolus et nous ne  pouvons pas le laisser échapper", a-t-il dit. 

     L'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne négocient depuis  décembre 2004 avec l'Iran pour obtenir des "garanties objectives"  que la République islamique ne fabrique pas la bombe atomique sous le couvert d'activités nucléaires civiles. Ils lui offrent en  retour une coopération technologique, commerciale et politique. 

     Pour les Européens, un renoncement permanent des Iraniens à  enrichir constituerait la garantie la plus probante. 

     L'uranium faiblement enrichi sert de combustible pour les  centrales nucléaires civiles mais, hautement enrichi, il peut  servir à des armes nucléaires. 

     Les Iraniens ont accepté en novembre de suspendre  l'enrichissement le temps des négociations. Mais ils ne cessent de répéter qu'il est hors de question d'accepter un arrêt définitif  et que la suspension ne peut durer que quelques mois. 

     Le comité de pilotage irano-européen qui supervise les  tractations doit se réunir le 29 avril à Londres. 

     Selon des sources diplomatiques, les Iraniens ont proposé aux  Européens fin mars une reprise de l'enrichissement, mais à échelle restreinte. Il s'agirait de reprendre l'assemblage, l'installation et l'utilisation expérimentale de 3 000 centrifugeuses - machines  servant à enrichir l'uranium - dans leur usine de Natanz. 

     Un échec des négociations raviverait la querelle nucléaire  iranienne et risquerait d'envoyer le dossier devant le Conseil de  sécurité de l'Onu. Les Etats-Unis, pour lesquels il ne fait guère  de doute que l'Iran cherche à disposer de l'arme nucléaire, font  pression depuis des mois pour en arriver là. Ils ont cependant  consenti à suspendre leur lobbying au moins jusqu'à l'été, pour  laisser leurs chances aux efforts diplomatiques européens. Fin