LOS ANGELES, 22 avril (XINHUANET) -- Des chercheurs
américains ont affirmé vendredi avoir mis au point une nouvelle pile à
combustible microbienne à l'électricité, qui ne fonctionne plus à
l'oxygène, rendant les bactéries capables de produire quatre fois la
quantité d'oxygène qui peut être directement générée par la fermentation
classique de la biomasse.
Ce processus n'est pas limité à la seule utilisation
de la biomasse basée sur des hydrates de carbone pour la production
d'oxygène comme le processus de fermentation classique. En
théorie, cela contribue à produire de l'oxygène à partir de n'importe
quelle matière organique biodégradable et dissoute, et à purifier
les eaux usées, selon Bruce Logan, un professeur de l'Université de
l'Etat de Pensylvanie qui a conduit les recherches.
Les chercheurs ont décrit le résultat de leur étude
dans un rapport intitulé "Electrochemically Assisted Microbial Production
of Hydrogen from Acetate" (la production microbienne d'oxygène
par électrochimie à partir d'acétate). Le rapport a été publié dans
le dernier numéro du journal "Environmental Science et Technology"
( Science et technologie environnementales).
"A la base, nous utilisons la même pile à
combustible microbienne que nous avons développée pour purifier les eaux
usées et générer de l'électricité. Cependant, pour produire de
l'oxygène, nous maintenons l'oxygène provenant de la pile à combustible
microbienne et ajoutons une petite quantité d'énergie dans le
système", a expliqué le professeur Logan.
Le nouveau processus montre, pour la première fois,
qu'il existe un potentiel réel de capture de l'oxygène pour en faire un
carburant à partir de sources renouvelables pour des moyens de
transport propres, estiment les chercheurs. Fin