L'élection au Togo doit se tenir à la date prévue, dit le président en exercice de la CEDEAO
  2005-04-23 08:51:25
 

     LOME, 22 avril (XINHUANET) -- Le processus électoral doit  continuer et l'élection présidentielle doit se tenir à la date  prévue du 24 avril, a indiqué vendredi le président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (CEDEAO), Mamadou Tandja. 

     Dans un communiqué diffusé par les médias officiels togolais,  le président Tandja souligne qu'il "estime que le processus  électoral doit continuer et que l'élection présidentielle doit se  tenir à la date prévue du 24 avril". 

     Il vient prendre à contre-pied des recommmandations et  propositions formulées à "titre personnel" par le ministre de  l'Intérieur Akila-Esso Boko craignant un lendemain de désastre et  qui rejoignent les exigences de la Coalition des six partis de  l'opposition qui conseille et exige un report.  

     Le président nigérien dit qu'il "fustige toute initiative et  toute action de nature à troubler l'ordre public et à entraîner le pays dans le chaos", alors que le ministre de l'Intérieur Akila- Esso Boko limogé vendredi matin a annoncé que tenir le scrutin au  24 avril est suicidaire et a demandé un report des élections et  proposé la formation d'un gouvernement avec un Premier ministre  issu de l'Opposition. 

     M. Tandja demande aux autorités togolaises de prendre en  accord avec son représentant spécial au Togo, déjà accusé de  partialité par la Coalition, "toutes les mesures nécessaires pour  assurer le bon déroulement du scrutin". 

     Il rappelle la responsabilité des partis politiques dans toute  dérive et en appelle à toute la classe politique pour un "sursaut  patriotique et citoyen". 

     La tenue du scrutin au 24 avril est sujette à plusieurs  interrogations et inquiétudes qui font exiger un report et un  appaisement du climat social devenu très tendu depuis quelques  jours. 

     Le ministre de la Justice Katari Foli-Bazi, qui assure depuis  vendredi matin l'intérim au ministère de l'Intérieur, a rassuré  qu'il y a un contexte de conditions favorables pour le scrutin,  affirmant qu'à ce jour 80% des électeurs ont retiré leur carte de  vote. Fin