Togo/Présidentielle: Les candidats réagissent différemment pour un "scrutin suicidaire"
  2005-04-23 08:50:34
 

     LOME, 22 avril(XINHUANET)--Des candidats à l'élection  présidentielle du 24 avril ont réagit différemment vendredi face à la nouvelle tournure de la situation politique avec des  révélations de "scrutin suicidaire" et proposition de report  faites par le ministre de l'Intérieur Akila-Esso Boko limogé peu  après. 

     "On s'y attendait c'est pourquoi on demandait depuis une  semaine le report par l'organisation de campagnes revendicatives", a confié Bob Akitani, le candidat de la Coalition des six partis  de l'opposition. 

     Il précise que cela confirme que le respect de la Constitution  exigé par le pouvoir n'est pour rien dans le problème togolais. 

     "Le ministre Boko est au carrefour de toutes les magouilles et  embuches", a fait remarquer Akitani qui dit que la Coalition  approuve l'idée de report et est prête, au même moment, à aller à  l'élection le 24 avril si le Gouvernement maintient le même cap. 

     "C'est une situation pourrie et démontre qu'il y a un mécanisme de fraudes que j'ai toujours dénoncé", a réagit le candidat  indépendant Lawson Nicolas du Parti pour le renouveau et la  rédemption (PRR). 

     "Je ne participerai pas à une élection fraudée organisée par un groupuscule de crapules", a confié Lawson qui a déclaré au  contraire son boycott, demandant au peuple de "ne pas se prêter à  ce jeu". 

     Il fait remarquer que Akila-Esso Boko a organisé les élections  de 2003 avec le même mécanisme de fraudes et trouve ridicule  qu'aujourd'hui il cherche à dénoncer un système. "Je n'irai pas à  cette élection", a-t-il martelé. 

     Le candidat du Rassemblement pour le soutien au développement  et à la démocratie (RSDD), Harry Olympio, appelle plutôt les  acteurs politiques "au calme" et demande toujours une "élection  dans la tranquilité". 

     "Je suis candidat, j'ai fait la campagne et je ne vois pas  pourquoi je n'irai pas à l'élection", a-t-il expliqué, soulignant  "qu'il ne faut pas que la population se laisse manipuler". Fin