LOME, 22 avril(XINHUANET)--Des candidats à l'élection
présidentielle du 24 avril ont réagit différemment vendredi face à la
nouvelle tournure de la situation politique avec des révélations de
"scrutin suicidaire" et proposition de report faites par le ministre de
l'Intérieur Akila-Esso Boko limogé peu après.
"On s'y attendait c'est pourquoi on demandait depuis
une semaine le report par l'organisation de campagnes
revendicatives", a confié Bob Akitani, le candidat de la Coalition des six
partis de l'opposition.
Il précise que cela confirme que le respect de la
Constitution exigé par le pouvoir n'est pour rien dans le problème
togolais.
"Le ministre Boko est au carrefour de toutes les
magouilles et embuches", a fait remarquer Akitani qui dit que la Coalition
approuve l'idée de report et est prête, au même moment, à aller à
l'élection le 24 avril si le Gouvernement maintient le même cap.
"C'est une situation pourrie et démontre qu'il y a
un mécanisme de fraudes que j'ai toujours dénoncé", a réagit le candidat
indépendant Lawson Nicolas du Parti pour le renouveau et la
rédemption (PRR).
"Je ne participerai pas à une élection fraudée
organisée par un groupuscule de crapules", a confié Lawson qui a déclaré au
contraire son boycott, demandant au peuple de "ne pas se prêter à ce
jeu".
Il fait remarquer que Akila-Esso Boko a organisé les
élections de 2003 avec le même mécanisme de fraudes et trouve ridicule
qu'aujourd'hui il cherche à dénoncer un système. "Je n'irai pas à
cette élection", a-t-il martelé.
Le candidat du Rassemblement pour le soutien au
développement et à la démocratie (RSDD), Harry Olympio, appelle plutôt les
acteurs politiques "au calme" et demande toujours une "élection dans
la tranquilité".
"Je suis candidat, j'ai fait la campagne et je ne
vois pas pourquoi je n'irai pas à l'élection", a-t-il expliqué, soulignant
"qu'il ne faut pas que la population se laisse manipuler". Fin