LOME, 22 avril (XINHUANET) -- L'élection présidentielle
au Togo aura lieu dimanche comme "prévu" et le ministre de l'Intérieur
François Esso Boko, qui avait demandé dans la nuit de jeudi à
vendredi la suspension du "processus électoral suicidaire", va être
limogé, ont annoncé les autorités togolaises sur le site internet du
gouvernement.
"Le président de la République par intérim (Abass
Bonfoh) rassure la population et la communauté internationale que le
scrutin (présidentiel) se déroulera dimanche prochain comme prévu", a
dit le ministre togolais de la Communication Pitang Tchalla, faisant état
d'une déclaration du président de la République par intérim Abass Bonfoh.
"Les forces de l'ordre et de sécurité ont pris les
mesures nécessaires pour que l'élection présidentielle se déroule dans le
calme et la sérénité. L'ordre public sera maintenu", a ajouté M.
Tchalla.
"Le président de la République s'étonne d'une telle
déclaration personnelle après toutes les garanties données par le ministre
de l'Intérieur sur les préparatifs du scrutin", a encore dit M.
Tchalla.
M. Boko avait demandé, outre la suspension de
l'élection présidentielle, la mise en place d'une transition avec un
Premier ministre issu de l'opposition pour apaiser la tension dans le
pays à 48 heures du scrutin présidentiel du 24 avril.
Quelques moments plus tard, devant des journalistes,
M. Bonfoh a affirmé que "le ministre de l'Intérieur sera changé", assurant
que "le processus (électoral) se poursuit". "Il (M. Esso Boko) a
pris une décision. Il ne m'a pas consulté, ce que je regrette", a
précisé M. Bonfoh. Fin