LOME, 20 avril (XINHUANET) -- Trois des quatre
candidats à la présidentielle, Faure Gnassingbé (RPT, au pouvoir),
l'indépendant Nicolas Lawson (PRR) et Harry Olympio (RSDD) sont à Niamey
(Niger) mercredi répondant à l'invitation de discussion du président en
exercice de la CEDEAO, le chef de l'Etat nigérien Mamadou Tandja,
alors que des militants de la Coalition, ayant décliné l'invitation,
ont fait une parade de force à Lomé pour se rendre à un meeting de
campagne.
Comme pour défier toute personne qui aura l'audace
de s'attaquer encore à eux, des militants de la Coalition, munis de
baton et divers objets, ont sillonné le principal boulevard de la
capitale, 13 Janvier, pour se rendre à un meeting dans un
quartier populeux à l'ouest de Lomé faisant frontière avec le Ghana.
L'atmosphère générale rendue inquiétante avec des
affrontements entre militants de partis adverses, notamment de la Coalition
et du parti au pouvoir, a suscité un rapprochement des principaux
responsables politiques pour un apaisement social.
Le moment est mal choisi et la rencontre trop
courte, estime-t- on du côté de la Coalition qui juge mieux continuer à
battre campagne, préférant une rencontre de longue durée avec un report
de la date du scrutin.
"Nous sommes prêts à aller à Niamey mais à condition
de faire un travail sérieux", s'est justifié du refus de la Coalition, le
coordinateur Me Yawovi Agboyibo, leader du Comité d'action pour
le renouveau(CAR).
Le candidat du Parti pour le renouveau et la
rédemption (PRR), Nicolas Lawson, se montre plus préoccupé de la tournure
prise par la campagne avec des affrontements samedi et dimanche qui ont
fait des dizaines de blessés dans les camps de la Coalition et
du RPT.
"On ne doit pas faire de la politique et sacrifier
des vies humaine", dit-il, ajoutant que rien ne le justifie.
"Je leur (la Coalition et le parti au pouvoir)
demande de discipliner leurs militants", a-t-il lancé, indiquant que la
politique doit servir au contraire à tirer le Togo "vers le haut et
améliorer les structures politiques".
De la rencontre de Niamey, les Togolais attendent
une conclusion conséquente qui pourra rapprocher les leaders sur un
point bien partagé et décrisper l'atmosphère.
Le climat tendu a déjà poussé bon nombre de gens à
s'imaginer que le lendemain du scrutin sera de grave violence, et ils sont
nombreux à chercher à quitter le pays pour les pays voisins. Fin