Togo: la violence de la période de campagne fait peur aux Togolais
  2005-04-21 09:31:16
 

      LOME, 20 avril (XINHUANET) -- Trois des quatre candidats à la  présidentielle, Faure Gnassingbé (RPT, au pouvoir), l'indépendant  Nicolas Lawson (PRR) et Harry Olympio (RSDD) sont à Niamey (Niger) mercredi répondant à l'invitation de discussion du président en  exercice de la CEDEAO, le chef de l'Etat nigérien Mamadou Tandja,  alors que des militants de la Coalition, ayant décliné  l'invitation, ont fait une parade de force à Lomé pour se rendre à un meeting de campagne. 

     Comme pour défier toute personne qui aura l'audace de  s'attaquer encore à eux, des militants de la Coalition, munis de  baton et divers objets, ont sillonné le principal boulevard de la  capitale, 13 Janvier, pour se rendre à un meeting dans un quartier populeux à l'ouest de Lomé faisant frontière avec le Ghana. 

     L'atmosphère générale rendue inquiétante avec des affrontements entre militants de partis adverses, notamment de la Coalition et  du parti au pouvoir, a suscité un rapprochement des principaux  responsables politiques pour un apaisement social. 

     Le moment est mal choisi et la rencontre trop courte, estime-t- on du côté de la Coalition qui juge mieux continuer à battre  campagne, préférant une rencontre de longue durée avec un report  de la date du scrutin. 

     "Nous sommes prêts à aller à Niamey mais à condition de faire  un travail sérieux", s'est justifié du refus de la Coalition, le  coordinateur Me Yawovi Agboyibo, leader du Comité d'action pour le renouveau(CAR). 

     Le candidat du Parti pour le renouveau et la rédemption (PRR),  Nicolas Lawson, se montre plus préoccupé de la tournure prise par  la campagne avec des affrontements samedi et dimanche qui ont  fait des dizaines de blessés dans les camps de la Coalition et du RPT. 

     "On ne doit pas faire de la politique et sacrifier des vies  humaine", dit-il, ajoutant que rien ne le justifie. 

     "Je leur (la Coalition et le parti au pouvoir) demande de  discipliner leurs militants", a-t-il lancé, indiquant que la  politique doit servir au contraire à tirer le Togo "vers le haut  et améliorer les structures politiques".  

     De la rencontre de Niamey, les Togolais attendent une  conclusion conséquente qui pourra rapprocher les leaders sur un  point bien partagé et décrisper l'atmosphère. 

     Le climat tendu a déjà poussé bon nombre de gens à s'imaginer  que le lendemain du scrutin sera de grave violence, et ils sont  nombreux à chercher à quitter le pays pour les pays voisins. Fin