Togo/présidentielle: Les résultats obtenus après la révision des listes électorales sont satisfaisants (M. Bonfoh)
  2005-04-21 08:15:40
 

     LOME, 20 avril (XINHUANET) -- Le président togolais par intérim,  Abbas Bonfoh, vient d'écrire à l'archevêque de Lomé Monseigneur  Philippe Fanoko Kpodzro pour lui faire part de son étonnement  après qu'une audience officielle restreinte se soit transformée en manifestation politique, a-t-on appris mercredi de la presse  locale. 

     Il reproche également à l'archevêque d'avoir exclu certains  religieux de la délégation, comme les représentants de la  communauté musulmane. Bref d'avoir mélangé spirituel et politique. 

     Dans sa correspondance, Abass Bonfoh s'étonne que l'audience  sollicitée par l'archevêque de Lomé le 15 avril dernier se soit " muée en manifestation publique".  

     L'homme d'église avait souhaité s'entretenir avec le président  Bonfoh accompagné d'un groupe de quatre personnes. L'objet de la  rencontre consistait à demander une reprise de l'opération de  révision des listes électorales et le report de l'élection  présidentielle prévue pour le 24 Avril 2005.  

     Or c'est près de 200 personnes en soutane et toge qui ont  marché depuis le "Carrefour GTA" au Nord de Lomé sur la Nationale  numéro un jusqu'à la résidence du Président par intérim située à  la Cité OUA. 

     Pour Abass Bonfoh, cette manifestation "ne correspond pas à  l'esprit dans lequel l'audience a été accordée". 

     Abass Bonfoh relève par ailleurs que la délégation ne  comprenait pas des représentants de toutes les confessions  religieuses, notant par exemple "l'absence du clergé musulman qui  participe également à la vie religieuse au Togo".  

     Il a aussi marqué son étonnement de voir des membres de l'ordre des avocats figurer parmi la délégation "alors même que celui-ci  n'a aucun lien avec la conduite de la vie religieuse dont le  clergé a la charge. 

     Sur le fond, le président par intérim a réservé une fin de non  recevoir à la demande du clergé d'user de ses prérogatives pour  faire reprendre l'opération de révision des listes électorales au  motif que celle-ci serait entachée d'irrégularités. 

     Pour M. Bonfoh, les résultats obtenus après la révision des  listes électorales sont satisfaisants "malgré quelques  imperfections relevées eu égard à ce qui a été constaté sur le  terrain et au rapport de la CENI (Commission électorale nationale  indépendante)" où siègent paritairement des représentants de  l'opposition et de la majorité ainsi que des membres de le société civile. Fin