ABIDJAN, 16 avril (XINHUANET) -- Le président ivoirien
Laurent Gbagbo a indiqué en conseil des ministres qu'il "s'emploiera" à
" mettre en oeuvre" l'accord de paix de Pretoria, selon un communiqué
rendu public samedi à Abidjan.
"Le président de la République souhaite que l'accord
de Pretoria s'applique effectivement. Il s'emploiera pour sa part à
le mettre en oeuvre et surtout à tout mettre en oeuvre pour que les
élections se tiennent comme prévu en octobre 2005", indique
le communiqué.
Le 6 avril dernier, les protagonistes de la crise
ivoirienne avaient signé un accord à Pretoria (Afrique du Sud) annonçant
la fin de toutes les hostilités, le prochain démarrage du
désarmement et le maintien de la date des prochaine élections.
Mercredi dernier, le président sud-africain Thabo
Mbeki, médiateur de l'Union africaine dans la crise ivoirienne, s'est
prononcé sur la question de l'éligibilité en Côte d'Ivoire. Il a
proposé d'ouvrir la prochaine présidentielle à tous les candidats, et
demandé à M. Gbagbo de donner force de loi à cette "décision".
Pour l'instant, le président Gbagbo n'a pas
officiellement réagi à cette proposition, qui devrait ouvrir la voie aux
élections présidentielles pour l'ancien Premier ministre (1990- 1993)
Alassane Ouattara, président d'un parti d'opposition important.
"Le président de la République s'est dit optimiste
quant à l'avenir et espère que l'accord de Pretoria est le dernier accord
conclu et que très bientôt la triste page de la crise sera
définitivement tournée pour le bonheur des Ivoiriens", indique le
communiqué qui fait un compte rendu du conseil des ministres,
tenu vendredi à Abidjan avec la participation de deux ministres issus
des Forces nouvelles (FN, rebelles).
Le président Gbagbo s'est félicité de la présence de
ces deux ministres et a souhaité que "tous les autres ministres (des FN)
soient présents au prochain conseil, ainsi que le recommande
l'accord de Pretoria", poursuit le communiqué.
Le chef de l'Etat ivoirien a également souhaité que
le prochain conseil des ministres soit principalement "consacré à
l'examen des amendements préconisés par l'accord de Pretoria, ainsi
qu'à la date des prochaines élections", ajoute le communiqué.
Depuis le coup d'Etat manqué du 19 septembre 2002,
la Côte d'Ivoire est plongée à une crise politico-militaire, le pays
étant divisé en deux avec le nord sous contrôle des rebelles qui ont
pris les armes contre le pouvoir du président Laurent Gbagbo. Fin