La Chine s'oppose à la fixation d'un calendrier pour  l'élargissement du Conseil de sécurité
  2005-04-07 11:10:34
 

      NEW YORK (Nations unies), 6 avril (XINHUANET) -- La Chine soutient les réformes du Conseil de sécurité de l'ONU mais s'oppose à  l'établissement d'un calendrier pour le processus d'élargissement  du Conseil comme l'a proposé le secrétaire général de l'ONU Kofi  Annan, a indiqué mercredi l'ambassadeur de Chine aux Nations unies, Wang Guangya.  

     M. Wang a tenu ces propos lors de l'Assemblée générale de l'ONU, qui se réunissait pour discuter du rapport présenté fin mars par M. Annan sur les réformes de l'Organisation. 

     La priorité des réformes du Conseil de sécurité devrait porter  sur l'augmentation de la représentation de pays en voie de  développement au Conseil, a souligné M. Wang. 

     "L'expansion du Conseil touchant aux intérêts vitaux de tous,  une controverse autour du problème est donc attendue", a dit M.  Wang, ajoutant que les intérêts et les inquiétudes de l'ensemble  des groupes régionaux et des pays devraient être pris en  considération au cours des négociations. 

     "Dans l'intérêt à long terme des Nations unies, la Chine ne  soutient pas l'établissement d'une date-limite artificielle pour  les réformes du Conseil et l'approbation par la force d'une  proposition immature manquant un consensus sous la forme d'un vote ", a-t-il souligné.  

     Selon M. Wang, le processus de recherche d'un consensus devrait être caractérisé par des discussions démocratiques, en profondeur, des consultations patientes et une procédure réfléchie et ordonnée. 

     Les discussions ne devraient pas se limiter aux deux seuls  modèles d'expansion du Conseil présentés dans le rapport de M.  Annan et la Chine est ouverte à toutes les propositions pouvant  permettre de surmonter les divergences et maintenir l'unité parmi  les Etats membres, a souligné l'ambassadeur de Chine.  

     Par ailleurs, il a averti qu'un vote hâtif sur toute  proposition incomplète d'ici septembre pourrait nuire aux  consultations sur les réformes dans d'autres domaines et affecter  l'élaboration du document final du sommet de l'ONU.  

     "La réforme du Conseil de sécurité constitue seulement une  partie du processus de réforme des Nations unies et ne devrait pas éclipser les autres réformes tout aussi importantes dans d'autres  domaines", a-t-il dit, en ajoutant : "Nous devons particulièrement mettre en garde contre la possibilité de voir une telle  controverse provoquer une divergence importante parmi les membres  de l'ONU, avec la conséquence malheureuse de compromettre  l'élaboration et la considération du document final du sommet  prochain". 

     Dans son rapport, M. Annan a appelé à une décision par  l'Assemblée générale sur l'expansion du Conseil de sécurité de 15  membres avant le sommet des chefs d'Etat et de gouvernements prévu en septembre à New York.  

     Il a également exprimé un soutien voilé à un vote sur le  problème par l'Assemblée si aucun consensus n'était trouvé après  des "discussions saines". 

     Le rapport offre deux modèles pour l'expansion du Conseil. Le  modèle A portera les membres permanents du Conseil de sécurité de  cinq à onze, alors que les six nouveaux membres permanents n'ont  pas le droit de veto. Le modèle B créera une nouvelle couche de  huit pays dits membres semi-permanents, qui auraient un mandat  renouvelable de quatre ans.  

     Le modèle A a obtenu le soutien du Brésil, de l'Allemagne, du  Japon et de l'Inde, quatre pays en tête dans la compétition pour  de nouveaux sièges permanents au Conseil de sécurité. Les quatre  pays envisagent de faire approuver une résolution à l'Assemblée  générale d'ici l'été sur le modèle A.  

     Toutefois, le modèle A fait l'objet de l'opposition vive du  Mexique, de l'Italie, du Pakistan et d'une dizaine d'autres pays,  qui préfèrent le modèle B. Fin