BAGDAD, 15 mars (XINHUANET) -- Le gouvernement
intérimaire irakien a exprimé mardi son soutien à la loi anti-sécession
récemment adoptée par le Parlement chinois, une législation visant à
empêcher la sécession de Taïwan de la Chine.
Le ministre irakien des Affaires étrangères Hoshyar
Zebari a indiqué que l'adoption de cette loi démontrait l'opposition du
peuple chinois à toutes activités sécessionnistes à Taïwan.
Tenant ces propos lors d'un entretien avec
l'ambassadeur de Chine en Irak, Yang Honglin, M. Zebari a souligné que le
problème de Taïwan était une affaire interne de la Chine et que toutes
forces étrangères devaient s'abstenir de s'ingérer dans cette
affaire interne chinoise.
Le gouvernement intérimaire irakien reste attaché à
la politique d'une Chine et comprend les efforts entrepris par le
gouvernement chinois en vue d'une réunification pacifique de la
nation, a-t-il ajouté.
"Je pense que le gouvernement transitoire irakien
maintiendrait également cette position", a dit M. Zebari, en référenc au
prochain gouvernement né des récentes élections historique en Irak et
qui devrait entrer en fonctions mercredi.
Lundi, Ibrahim al-Jaafari, le vice-président irakien
sortant, qui serait choisi pour diriger le nouveau gouvernement
transitoire, a reçu en audience l'ambassadeur chinois, auquel il a promis
que l'Irak respectait l'intégrité du territoire et de la souveraineté
chinois et qu'il soutenait la position du gouvernement chinois sur le
problème de Taïwan.
La loi anti-sécession, adoptée lundi par l'Assemblée
populaire nationale de Chine (APN, Parlement chinois) lors de sa dernière
session, a pour but de sauvegarder la souveraineté et l'intégrité
territoriale chinoises, et d'empêcher "l'indépendance de Taïwan".
Fin