BEIJING, 7 mars (XINHUANET) -- Le festival du film
français, en cours tout au long du mois de mars à la cinémathèque chinoise
de Beijing, est une occasion rare pour le public chinois de se confronter
aux nombreux films d'auteurs français.
A la différence des grosses productions américaines
dont la diffusion est autorisée par le gouvernement chinois, les films
français sont plus souvent des films dits "d'auteurs", ce qui a
tendance à créer des oeuvres beaucoup plus personnelles.
La beauté et l'étrangeté des films français
demandent une certaine patience de la part de l'audience.
"J'aime les films français, ils sont à l'opposé des
films hollywoodiens à effets spéciaux," a expliqué un ingénieur aux
cheveux grisonnants, qui s'est endormi lors d'une des projections de
films français, mais en ajoutant que ces derniers pouvaient par ailleurs
être un peu soporifiques."
En fait, lors de l'ouverture du festival avec la
diffusion de Jacquot de Nantes, le chef d'oeuvre du metteur en scène Agnès
Varda, une bonne partie de l'audience s'est assoupie.
Les 41 films sélectionnés par les organisateurs sont
tous très prisés par les critiques, mais nombreux sont obscures, en
particulier pour le public chinois.
"L'industrie mondial du film souffre d'amnésie
d'images visuelles," a expliqué Serge Toubiana, directeur de la
cinémathèque française, "nous essayons de redonner goût au cinema
dans son sens traditionnel, de retourner en arrière."
Ceci est d'autant plus significatif pour les
cinéphiles chinois, alors que l'industrie cinématographique de la Chine
remonte à plus de 100 ans, et possède elle aussi de nombreuses memoires.
Fin