LONDRES, 22 février (XINHUANET) -- Le président
sud-africain, Thabo Mbeki, a critiqué les Etats-Unis pour avoir traité le
Zimbabwe d'"avant-poste de la tyrannie", estimant que ces remarques
allaient à l'encontre des efforts de Washington pour promouvoir la
démocratie dans le monde, dans une interview publiée mardi dans le
quotidien Financial Times.
La nouvelle secrétaire d'Etat américaine Condoleezza
Rice a classé à la mi-janvier le Zimbabwe parmi six pays considérés
comme des "avant-postes de la tyrannie", avec le Belarus, Cuba, l'Iran,
le Cambodge et la Corée du nord.
"C'est une exagération et quoi que le gouvernement
(américain) veuille faire avec cette liste de six pays, ou quel que soit
leur nombre, c'est vraiment indigne", a déclaré Thabo Mbeki au
Financial Times.
L'Afrique du Sud est un important médiateur auprès
du Zimbabwe, son pays voisin. Elle a essayé d'encourager des réformes via
une " diplomatie tranquille". Si l'Afrique du Sud se mettait à
" protester haut et fort, ils nous rendraient la pareille et ça
serait la fin de l'histoire", a déclaré M. Mbeki.
"Je suis réellement le seul chef de gouvernement que
je connaisse partout dans le monde qui soit réellement allé au
Zimbabwe pour critiquer publiquement et fortement ce qu'ils
font", a-t-il ajouté. Fin