SANTIAGO, 18 janvier (XINHUANET) -- Des milliers de
Chiliens qui avaient quitté lundi leur domicile de la ville de Concepcion
pour se réfugier sur des collines après une fausse alerte au raz-
de- marée, ont refusé mardi de rentrer chez eux comme le leur
demandaient les autorités locales, a rapporté la presse locale.
Les autorités régionales, avec l'aide de la police
armée et des pompiers, ont tenté de convaincre environ 3000 personnes ayant
trouvé abri dans des campements improvisés des secteurs les plus
élevés de Concepcion, à 50 kilomètres au sud de Santiago (capitale) ,
que l'alerte de lundi était infondée, et qu'aucun raz-de-marée comme celui
du 26 décembre en Asie du Sud et du Sud-Est n'était imminent.
Mais les habitants ont toujours refusé de rentrer
chez eux. Le tsunami du 26 décembre en Asie a fait 168 000 morts.
Au moins 18 000 habitants ont fui lundi la ville de
Concepcion après la propagation d'une rumeur née de discussions entre des
pêcheurs qui avaient cru voir la mer se retirer pendant quelques
minutes, estimant qu'un raz-de-marée était imminent.
Dans l'exode massif, une femme de 68 ans est morte
d'une crise cardiaque, et une vingtaine d'autres habitants ont été
hospitalisés notamment pour dépression nerveuse ou pour des
fractures. Fin