LIBREVILLE, 17 janvier (XINHUANET)-- Une centaine de
commerçantes du marché d'Akébé, au centre de Libreville, ont barré la
route lundi matin pour protester contre l'augmentation du prix du
manioc de 4500 à 7500, par les ''vendeurs grossistes'', a-t-on constaté
lundi.
Les fabricantes de ''pain manioc'' ou
''chicouangue'' qui ont libéré la voie après l'intervention de la police
ont menacé d'augmenter à le prix de leur produit à l'unité si les
autorités n'annulaient pas cette augmentation illégale.
D'habitude, ces femmes se procurent des sac
d'environ 5 kg de tubercule de manioc rouie à 4500 FCFA lorsque celui
n'est pas écrasé et à 5500 FCFA lorsqu'il a été moulu par les vendeurs.
Elles n'ont donc pas compris les motivations de la nouvelle
augmentation.
Pour leur part, les ''vendeurs grossistes'' ont
expliqué aux autorités policières du troisième arrondissement de
Libreville et à la présidente des commer?antes de la capitale, Mme
Patience Dabany (Ex première dame du Gabon) que les policiers, les
douaniers et les agents du ministère du commerce leur font payer des
taxes illégales avoisinant parfois les 100.000 FCFA, le long du trajet
Makoukou (Ouest), principal pôle d'approvisionnement et Libreville.
Une enquête va être diligentée sur demande de la
présidente des commerçantes pour traquer les ripoux et faire cessez
l'arnaque contre les commerçants et transporteurs de manioc brut, a-t-on
appris.
Pour l'instant, les responsable de la police et la
présidente des commerçantes, de commun accord avec les ''vendeurs
grossistes'' ont arrêtés à 5000 FCFA le prix de vente d'un sac de
manioc roui moulu.
Le manioc est une denrée essentielle dans
l'alimentation quotidienne des Gabonais. Il est vendu selon les
différentes formes dont il est présenté, à 150, 250, 300, 600 FCFA. Sa
fabrication varie d'une culture à une autre, selon que l'on se
trouve au Nord ou au Sud du pays. Fin