Libreville:Des commerçantes érigent des barrages sur une voie publique
  2005-01-18 09:23:18
 

     LIBREVILLE, 17 janvier (XINHUANET)-- Une centaine de commerçantes  du marché d'Akébé, au centre de Libreville, ont barré la route  lundi matin pour protester contre l'augmentation du prix du manioc de 4500 à 7500, par les ''vendeurs grossistes'', a-t-on constaté  lundi. 

     Les fabricantes de ''pain manioc'' ou ''chicouangue'' qui ont  libéré la voie après l'intervention de la police ont menacé  d'augmenter à le prix de leur produit à l'unité si les autorités  n'annulaient pas cette augmentation illégale. 

     D'habitude, ces femmes se procurent des sac d'environ 5 kg de  tubercule de manioc rouie à 4500 FCFA lorsque celui n'est pas  écrasé et à 5500 FCFA lorsqu'il a été moulu par les vendeurs.  Elles n'ont donc pas compris les motivations de la nouvelle  augmentation. 

     Pour leur part, les ''vendeurs grossistes'' ont expliqué aux  autorités policières du troisième arrondissement de Libreville et  à la présidente des commer?antes de la capitale, Mme Patience  Dabany (Ex première dame du Gabon) que les policiers, les  douaniers et les agents du ministère du commerce leur font payer  des taxes illégales avoisinant parfois les 100.000 FCFA, le long  du trajet Makoukou (Ouest), principal pôle d'approvisionnement et  Libreville. 

     Une enquête va être diligentée sur demande de la présidente des commerçantes pour traquer les ripoux et faire cessez l'arnaque  contre les commerçants et transporteurs de manioc brut, a-t-on  appris. 

     Pour l'instant, les responsable de la police et la présidente  des commerçantes, de commun accord avec les ''vendeurs  grossistes'' ont arrêtés à 5000 FCFA le prix de vente d'un sac de  manioc roui moulu. 

     Le manioc est une denrée essentielle dans l'alimentation  quotidienne des Gabonais. Il est vendu selon les différentes  formes dont il est présenté, à 150, 250, 300, 600 FCFA. Sa  fabrication varie d'une culture à une autre, selon que l'on se  trouve au Nord ou au Sud du pays. Fin