GENEVE, 14 janvier (XINHUANET) -- Rien ne prouve que
les maladies liées à la consommation des produits de la mer ont augmenté
dans les pays d'Asie ravagés par le tsunami, a indiqué vendredi
l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et
l'agriculture (FAO) dans un communiqué publié à Genève.
Cette évaluation se fonde sur des informations
recueillies sur place par des experts de la FAO et de l'OMS.
"Des rumeurs circulent en Asie du Sud-Est selon
lesquelles il serait périlleux de consommer du poisson qui aurait été
pêché à proximité des lieux sinistrés ou qui se serait nourri de cadavres
des victimes du raz de marée, rumeurs que semblent conforter
certains rapports faisant état d'une baisse de la consommation de
poisson", a déclaré la FAO.
Selon la FAO, éliminer le poisson du régime
alimentaire aurait des effets négatifs tant sur les niveaux nutritionnels
que sur la santé, notamment celle des survivants du tsunami déjà affaiblis
par leurs blessures, dans une région où la consommation annuelle
moyenne de poisson par habitant y est parmi les plus élevées du
monde.
La FAO met toutefois en garde contre le risque
croissant d'infection des lieux de pêche et des étangs piscicoles par les
eaux usées, ce qui entraînerait des infections intestinales
d'origine virale, bactérienne ou parasitaire.
La FAO estime également improbable une éventuelle
augmentation des concentrations de biotoxines chez les poissons du fait du
tsunami, de même que le risque de contamination du poisson par
des métaux lourds ou d'autres matières portées par le tremblement de
terre. Fin