Rumeurs infondées sur le tsunami et le poisson, selon la FAO
  2005-01-15 10:21:52
 

      GENEVE, 14 janvier (XINHUANET) -- Rien ne prouve que les maladies liées à la consommation des produits de la mer ont augmenté dans  les pays d'Asie ravagés par le tsunami, a indiqué vendredi  l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et  l'agriculture (FAO) dans un communiqué publié à Genève. 

     Cette évaluation se fonde sur des informations recueillies sur place par des experts de la FAO et de l'OMS.  

     "Des rumeurs circulent en Asie du Sud-Est selon lesquelles il  serait périlleux de consommer du poisson qui aurait été pêché à  proximité des lieux sinistrés ou qui se serait nourri de cadavres  des victimes du raz de marée, rumeurs que semblent conforter  certains rapports faisant état d'une baisse de la consommation de  poisson", a déclaré la FAO.  

     Selon la FAO, éliminer le poisson du régime alimentaire aurait des effets négatifs tant sur les niveaux nutritionnels que sur la  santé, notamment celle des survivants du tsunami déjà affaiblis  par leurs blessures, dans une région où la consommation annuelle  moyenne de poisson par habitant y est parmi les plus élevées du  monde.  

     La FAO met toutefois en garde contre le risque croissant  d'infection des lieux de pêche et des étangs piscicoles par les  eaux usées, ce qui entraînerait des infections intestinales  d'origine virale, bactérienne ou parasitaire. 

     La FAO estime également improbable une éventuelle augmentation des concentrations de biotoxines chez les poissons du fait du  tsunami, de même que le risque de contamination du poisson par des métaux lourds ou d'autres matières portées par le tremblement de  terre. Fin