Année de la France en Chine: évènement "Ciné Cités: Claude Chabrol" à Beijing
  2005-01-13 15:35:06
 

     BEIJING, 13 janvier (XINHUANET) -- Dans le cadre de l'Année de la  France en Chine, une exposition cinémathographique intitulée "Ciné Cités: Claude Chabrol" se tient du 6 au 27 janvier à Beijing. 

     Durant cet évènement, quatre chef-d'oeuvres de Claude Chabrol,  maître de la Nouvelle vague, sont projetés dans la Cinémathèque  chinoise de Beijing. 

     Il s'agit des quatres films suivants: "Betty", "Inspecteur  Lavardin", "Au coeur du mensonge" et "Rien ne va plus", tournés  respectivement en 1992, 1986, 1999 et 1997. 

     Pendant ses études de lettres puis de pharmacie, Claude Chabrol fréquenta surtout les cinémas de Paris, où il rencontra de jeunes  cinéphiles passionnés avec qui il participa à l'aventure des " Cahiers du cinéma" de 1952 à 1957. Il fut ensuite attaché de  presse à la Fox avant de réaliser le Beau Serge en 1958. Son  deuxième opus, Les Cousins, reçu l'Ours d'or à Berlin en 1959. 

     Dans les années 60, Chabrol tourna beaucoup, et certains de ses films sont devenus des classiques comme Laudru ou La femme  infidèle. 

     Le cinéaste a souvent réglé ses comptes avec la bourgeoisie de  province en filmant des histoires de crimes et d'adultères. Mais  Claude Chabrol fut plus à son affaire lorsqu'il s'inspirait de  faits divers, comme avec Violette Noziere en 1978. 

     Dans les années 80, le réalisateur tourna une série de polars  signant ainsi, avec le concours de grands comédiens, une  savoureuse galerie de portraits (Serrault, en assassin méthodique  dans les Fantômes du chapelier, Poiret en inspecteur gourmet dans  Poulet au vinaigre).  

     Par la suite, c'est avec de grands personnages de femmes que le cinéma de Claude Chabrol trouva un nouveau souffle. Si le  réalisateur offre à Marie Trintignant son plus beau rôle dans  Betty, tourné en 1992, c'est Isabelle Huppert qui incarne le plus  souvent ses héroïnes (Madame Bovary en 1991). 

     Aujourd'hui, le maître de la Nouvelle vague semblerait  s'intéresser à la jeunesse, faisant appel à Benoît Magimel pour la Fleur du mal puis La Demoiselle d'honneur. Fin