BOGOTA, 26 octobre (XINHUANET) -- Le président
colombien, Alvaro Uribe, a rejeté mardi la proposition du groupe rebelle,
les FARC ( Forces armées révolutionnaires de Colombie), portant sur la
démilitarisation d'une zone sous contrôle du gouvernement pour
permettre l'échange des otages contre ses membres détenus en prison.
M. Uribe a fermement refusé cette requête en
déclarant que le gouvernement ne céderait pas à la pression.
"Nous ne pouvons pas tomber dans le piège, car d'une
part, nous avons des personnes innocentes retenues en otages et d'autre
part, des meurtriers qui doivent purger leur peine", a affirmé le
vice- président, Francisco Santos.
Parallèlement, le ministre de la Défense, Jorge
Uribe a indiqué : " Les portes sont encore ouvertes pour le dialogue.
Laissons les rebelles dire où et comment, mais c'est impossible que les
forces armées se retirent de n'importe quelle partie du territoire
national".
Les FARC ont désigné lundi sur leur site internet
une zone d'une superficie de 31.000 km carrés dans le département de
Caqueta (sud) et sommé le gouvernement de démilitariser cette
zone afin d'aboutir à l'accord d'échange.
Ils ont également envoyé une vidéo pour montrer que
les otages kidnappés le 11 avril en 2002 étaient encore vivants. Dans
cette vidéo, dans lequel 12 fonctionnaires demandent au président
d'accélérer le processus d'accord de paix pour l'échange des
personnes.
Un accord permettrait la libération de 22 policiers,
37 membres de l'armée et 3 citoyens américains en échange de 50 guérilleros
des FARC incarcérés dans les prisons colombiennes.
La Colombie est en proie à une guerre civile depuis
quatre décennies, pendant laquelle, les rebelles gauchistes, les groupes
paramilitaires d'extrême-droite et les troupes gouvernementales
se battent les uns contre les autres. Le conflit fait 3.500 morts
chaque année. Fin