Colombie : le gouvernement a refusé la démilitarisation pour un  échange avec les FARC
  2004-10-27 15:38:21
 

     BOGOTA, 26 octobre (XINHUANET) -- Le président colombien, Alvaro  Uribe, a rejeté mardi la proposition du groupe rebelle, les FARC ( Forces armées révolutionnaires de Colombie), portant sur la  démilitarisation d'une zone sous contrôle du gouvernement pour  permettre l'échange des otages contre ses membres détenus en  prison.  

     M. Uribe a fermement refusé cette requête en déclarant que le  gouvernement ne céderait pas à la pression. 

     "Nous ne pouvons pas tomber dans le piège, car d'une part, nous avons des personnes innocentes retenues en otages et d'autre part, des meurtriers qui doivent purger leur peine", a affirmé le vice- président, Francisco Santos. 

     Parallèlement, le ministre de la Défense, Jorge Uribe a indiqué : " Les portes sont encore ouvertes pour le dialogue. Laissons les rebelles dire où et comment, mais c'est impossible que les forces  armées se retirent de n'importe quelle partie du territoire  national". 

     Les FARC ont désigné lundi sur leur site internet une zone  d'une superficie de 31.000 km carrés dans le département de  Caqueta (sud) et sommé le gouvernement de démilitariser cette zone afin d'aboutir à l'accord d'échange. 

     Ils ont également envoyé une vidéo pour montrer que les otages  kidnappés le 11 avril en 2002 étaient encore vivants. Dans cette  vidéo, dans lequel 12 fonctionnaires demandent au président  d'accélérer le processus d'accord de paix pour l'échange des  personnes. 

     Un accord permettrait la libération de 22 policiers, 37 membres de l'armée et 3 citoyens américains en échange de 50 guérilleros  des FARC incarcérés dans les prisons colombiennes. 

     La Colombie est en proie à une guerre civile depuis quatre  décennies, pendant laquelle, les rebelles gauchistes, les groupes  paramilitaires d'extrême-droite et les troupes gouvernementales se battent les uns contre les autres. Le conflit fait 3.500 morts  chaque année. Fin