JOHANNESBURG, 2 septembre (XINHUANET) -- Une compagnie
sud- africaine envisage de construire une banque de cellules souches,
la première du genre sur le continent africain, pour permettre à des
dizaines de milliers de parents de stocker le matériau génétique de leurs
enfants pour un usage ultérieur qui permettrait parfois de sauver des vies.
La décision de Lazaron Biotechnologies, une
compagnie privée, a placé l'Afrique du Sud en première ligne de la
controverse sur ce secteur de la recherche médicale, selon les médias
locaux.
Lazaron recueillera les cellules souches à partir du
sang prélevé cordon ombilical à des fins de recherche, et non pas à
partir d'embryons, précise un reportage paru jeudi dans le
journal Business Day.
Les embryons sont au coeur de la controverse
entourant les cellules souches, puisque le processus de prélèvement
nécessite leur destruction, ce qui soulève l'opposition des groupes
anti- avortement.
Les cellules souches sont des cellules de
l'organisme qui ont la capacité de se tranformer en nouvelles cellules ou
en nouveau tissu, agissant comme un système de réparation du corps qui
permettrait peut-être de trouver un traitement à des maladies comme
le cancer. Ces cellules sont disponibles en grande quantité sur le cordon
ombilical, qui est généralement jeté à la naissance.
Lazaron, qui est liée à l'Université de Stellenboch,
estime qu'elle pourrait récolter les cellules souches d'un demi-million
de bébés nés en Afrique du Sud chaque année, indique le journal.
Un autre journal sud-africain, Thisday, indique que
la compagnie détient la licence autorisant la recherche sur les
cellules souches animales et humaines à l'université, et qu'elle
a été fondée dans le but de pouvoir commercialiser ces propriétés
intellectuelles, afin d'en tirer des profits à terme.
Les Sud-Africains pourraient stocker les cellules
souches dans l'une des deux banques envisagées, qui devraient être créées
avec un budget de 6 millions de rand (près d'un million de dollars),
peut-être au Cap et à Pretoria dès l'année prochaine.
Les coûts de stockage préliminaires seraient de 6
500 rands (1 000 dollars) la première année, puis un faible montant serait
demandé chaque mois par la suite. Fin