LOME, 14 août (XINHUANET) -- Plusieurs centaines de
milliers de militants du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT, au
pouvoir) et de partis affiliés, ainsi que de membres d'organisations
proches du pouvoir en place au Togo ont marché samedi matin dans
certaines artères principales de Lomé avant de se rassembler sur
l'esplanade du Palais des Congrès où une déclaration réclamant la reprise
de la coopération avec l'Union Européene a été lue par le
porte- parole de la manifestation.
La déclaration, lue en présence du premier minsitre
togolais Koffi Sama et de nombreux autres dignitaires du RPT qui ont
accueilli les manifestants, salue les efforts déployés par le
gouvernement togolais dans la mise en oeuvre de ses engagements
de renforcemnet de la démocratie et de l'Etat de droit.
Lomé a souscrit ces engagements, au nombre de 22, le
14 avril dernier auprès de Bruxelles qui a suspendu sa coopération avec le
Togo depuis 1993 pour déficit démocratique.
La reprise de l'aide au développement à ce pays
dépend de l'ampleur de la matérialisation desdits engagements, selon
Bruxelles.
La déclaration issue de la marche de ce samedi
relève que le pouvoir a enregistré des progrès démocratiques aussi bien
sur le plan politique que des droits humaines depuis le 14 avril dernier
et fustige "ceux qui posent des actes de sabotage de la reprise de la
coopération" (allusion à l'opposition radicale qui affiche son
insatisfaction face à l'exécution par le gouvernement de ses
engagements.
En réponse aux manifestants, le chef du gouvernement
Koffi Sama s'est félicité de leur initiatives. "...Il est bon que de temps
en temps, vous fassiez entendre votre voix pour dénoncer tous ceux
qui cherchent à saboter le processus que le Président de la
République (Gnassingbé Eyadèma) a mis en route pour la reprise de la
coopération avec l'Union Europénne", a dit M. Sama à l'endroit de
l'immense foule.
Le premier ministre, a, à son tour, dénoncé des
compatriotes qui, selon lui "travaillent contre leur pays", c'est à dire
ceux dont la position n'est pas favorable à la reprise de la
coopération avec Bruxelles au stade actuel du processus
démocratique.
La marche de samedi se déroulait au moment où le
Président Eyadèma séjournait en France dans le cadre du 60e anniversaire
du "Développement en Provence".
Aucune source diplomatique togolaise ou française
n'a encore fait état d'une éventuelle rencontre entre Eyadèma et Jacques
Chirac, le Président français, sur le problème togolais, en marge de
cette commémoration. Sur cette éventuelle, une partie de la presse
indépendante togolaise s'est livrées à de pures spéculations. Fin