BEIJING, 29 juillet (XINHUANET) -- Une langue à la fois
commune mondialement et relativement neutre devrait être utilisée au sein
des Nations Unies (ONU) pour faire disparaître progressivement
l'inégalité existant dans l'utilisation linguistique, ont estimé des
experts présents à la 89ème Conférence internationale de l'espéranto
actuellement en cours à Beijing.
Li Zhongyong, vice-président de l'Association
internationale de l'Espéranto, a indiqué que l'anglais jouait son rôle de
langue internationale au sein de l'ONU et avait tendance à devenir une
langue "hégémoniste".
L'anglais, le français, l'espagnol, le russe, le
chinois et l'arabe sont considérés comme les six langues de travail au
sein de l'ONU, mais l'anglais reste pourtant la plus largement
utilisée.
L'espéranto, fondé en 1887 par le polonais Zamenhof,
est une langue internationale conventionnelle qui n'appartient à aucun
état ni aucune nation. Elle est neutre, facile à apprendre et
suffisamment riche pour exprimer les sentiment humains.
L'utilisation de l'espéranto ne risque pas d'annexer
les cultures, ni de nuire à la souveraineté d'un état. Elle est un
choix idéal parmi toutes les autres langues internationales, a
affirmé le professeur Su Jinzhi à l'Institut de l'application de la
laugue et de l'écriture relevant du Comité de la langue et de l'écriture
de Chine.
Des experts ont par ailleurs souligné que la
généralisation de l'espéranto contribuerait à réduire les coûts de travail
de l'ONU et à élever l'efficacité de travail de cette organisation
mondiale.
Selon Li Zhongyong, le coût réservé à la traduction
d'une langue à l'autre s'élève par an à 100 millions de dollars à
l'ONU. Fin