WASHINGTON, 19 juillet (XINHUANET) -- Les responsables
militaires américains ont autorisé la présence de chiens dans
l'interrogation de prisonniers à la prison d'Abou Ghraib cinq mois après
que le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld a interdit cette pratique
dans le centre de détention de Guantanamo à Cuba, a rapporté lundi le
quotidien USA Today.
Ricardo Sanchez, alors commandant américain en Irak,
a autorisé des chiens à être utilisés lors des interrogatoires le 14
septembre 2003, et dans une mise à jour le mois suivant, il a
autorisé l'utilisation de chiens à la discrétion du personnel de
l'interrogatoire sans son approbation spécifique, a indiqué le
quotidien citant des documents classifiés qu'il a obtenu.
C'est la deuxième fois au cours des deux derniers
mois que des documents sont obtenus sur les sévices à Abou Ghraib, y
compris l'utilisation de chiens pour terrifier des prisonniers nus.
En avril 2003, Rumsfeld a émis un ordre interdisant
l'utilisation de chiens au cours d'interrogatoires à Guantanamo,
cette technique y ayant été utilisée auparavant. Mais cet ordre
ne s'appliquait qu'à Guantanamo, laissant les commandants irakiens
libres de poursuivre cette pratique, selon le reportage.
Les responsables du Pentagone affirment ne pas avoir
su que les règles à Abou Ghraib étaient différentes de celles de Guantanamo
jusqu'à la diffusion de photographies des médias montrant des
Irakiens nus cherchant à s'abriter de chiens.
Les politiques d'interrogatoire en Irak et à
Guantanamo ont été développées séparément, a déclaré le porte-parole du
Pentagone Bryan Whitman.
Le reportage indique que l'utilisation de chiens en
Irak après qu'elle eut été interdite à Guantanamo montre une inconséquence
dans les politiques sur les règles de comportement à Abou Ghraib en
octobre et novembre 2003. Fin