ATLANTA (Etats-Unis), 31 octobre (Xinhua) -- Une réunion de deux jours des ministres des Affaires étrangères du Groupe des Vingt (G20) s'est achevée samedi à Atlanta, aux Etats-Unis, sans communiqué conjoint, les participants n'étant pas parvenus à un consensus sur les principales questions géopolitiques et de sécurité économique mondiales, dans un contexte marqué par la crise ukrainienne et le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran.
Présidée par le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio, la réunion a abordé les tensions géopolitiques, la sécurité énergétique et les chaînes d'approvisionnement.
Lors d'une conférence de presse de clôture, M. Rubio a mis en avant la liberté de navigation dans les voies maritimes clés, notamment le détroit d'Ormuz et la mer Noire, ainsi que les chaînes d'approvisionnement en minéraux critiques et la sécurité alimentaire. Il a déclaré que les participants reconnaissaient l'importance de ces questions, mais restaient divisés sur les solutions à y apporter.
"Je ne prétendrai pas aujourd'hui que nous sommes près de trouver des solutions universellement acceptées à ces problèmes", a-t-il admis face aux journalistes.
Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Ma Zhaoxu, a indiqué à la réunion que la situation internationale connaissait des changements profonds, que les situations géopolitiques étaient tendues et que le programme de développement accusait un sérieux retard.
M. Ma a rappelé que l'Initiative pour la sécurité mondiale proposée par la Chine défend une vision de sécurité commune, globale, coopérative et durable, et a joué un rôle important pour aider à résoudre les différends internationaux et régionaux.
Il a exhorté le G20 à assumer ses responsabilités et à servir de force pour préserver la paix et la stabilité mondiales, à contribuer à apaiser les tensions sur les points chauds régionaux, à s'attaquer aux causes profondes des conflits et à renforcer la gouvernance mondiale de la sécurité.
Il a souligné que la Chine soutenait le G20 dans l'approfondissement de la coopération visant à garantir la sécurité énergétique et à parvenir à un développement durable, à améliorer continuellement l'accessibilité énergétique, à promouvoir la transformation de la structure énergétique et à améliorer la gouvernance mondiale de l'énergie.
Il a également appelé les membres du G20 à prendre des mesures concrètes pour maintenir la stabilité et le bon fonctionnement des chaînes industrielles et d'approvisionnement mondiales.
Les participants sont restés profondément divisés sur des questions telles que la crise ukrainienne, le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran et les politiques tarifaires américaines. Plusieurs représentants ont mentionné que ces questions avaient fait grimper fortement les coûts mondiaux des carburants et accru l'incertitude dans le commerce mondial. Ils ont aussi exprimé leurs inquiétudes quant à la possibilité que les Etats-Unis lancent une nouvelle frappe militaire contre l'Iran après les élections de mi-mandat du 3 novembre, ainsi qu'à la possibilité de représailles iraniennes.
Le jour de l'ouverture de la réunion, les Etats-Unis ont brusquement annulé la traditionnelle photo de groupe des ministres des Affaires étrangères. Des représentants de certains pays européens, d'Australie et du Canada se seraient opposés à poser aux côtés du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.
La décision de Washington de ne pas inviter l'Afrique du Sud, membre du G20 qui a assuré la présidence tournante du groupe l'année dernière, a également suscité des divisions.
Le président américain Donald Trump accueillera le sommet des dirigeants du G20 à Miami, en Floride, en décembre, et a invité le président russe Vladimir Poutine. M. Rubio a déclaré samedi que la Russie n'avait pas encore confirmé si M. Poutine assisterait à la réunion. Fin
