ABIDJAN, 30 octobre (Xinhua) -- Le Groupe d'action financière (GAFI) a officiellement décidé de retirer la Côte d'Ivoire de sa liste des juridictions soumises à une surveillance renforcée, communément appelée "liste grise", à l'issue de sa réunion plénière tenue du 28 au 30 octobre à Paris, en France, a annoncé vendredi le ministre ivoirien de l'Economie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly.
Cette décision intervient deux ans après l'inscription de la Côte d'Ivoire sur cette liste, le 25 octobre 2024. Dans son communiqué publié vendredi sur son site Internet, le GAFI a salué les progrès significatifs réalisés par le pays dans le renforcement de son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes (LBC/FT/FP).
Selon le GAFI, la Côte d'Ivoire a mené à bien son plan d'action dans les délais convenus et a satisfait aux exigences visant à remédier aux défaillances stratégiques identifiées dans son dispositif national. Cette décision fait suite à une visite d'évaluation sur place concluante.
Dans un communiqué, M. Coulibaly a salué une décision qui, selon lui, "honore notre pays et témoigne de la portée des efforts déployés par le gouvernement pour l'adoption des réformes et assurer leur mise en œuvre effective".
Tout en se félicitant de cette reconnaissance internationale, M. Coulibaly a souligné que le retrait de la liste grise ne constituait pas une fin en soi, mais appelait à poursuivre les efforts engagés et à consolider durablement les acquis.
"Le Gouvernement poursuivra ses efforts afin de garantir, dans la durée, l'efficacité du dispositif national de lutte contre la criminalité financière", a-t-il assuré.
Le retrait de la liste grise devrait contribuer à renforcer la crédibilité du système financier ivoirien auprès des partenaires internationaux et à améliorer la perception des risques associés aux transactions financières avec le pays. Fin
