PARIS, 22 octobre (Xinhua) -- Le président Emmanuel Macron a appelé jeudi à ce qu'"il n'y ait pas de manifestation dans les jours à venir" au profit du "retour au calme", tout en annonçant l'interdiction samedi de tout rassemblement qui ne serait pas déclaré par les organisations syndicales.
"Les gens qui veulent continuer à manifester (samedi), quand ce sont des organisations syndicales, les préfets proposeront des tracés alternatifs. Quand ce ne sont pas des organisations syndicales, partout où on le peut, on interdira", a-t-il dit lors d'un conseil de sécurité à l'Elysée.
Sur le front politique et social, l'exécutif tente d'ouvrir des canaux d'échange. Après de premiers contacts avec les syndicats, le gouvernement recevra ce jeudi après-midi les représentants des partis politiques et des maires. Une réunion élargie aux lycéens, étudiants, enseignants, syndicats, organisations patronales et autres est convoquée lundi prochain, pour que "le dialogue et le travail se poursuivent sur les demandes et les revendications légitimes, en particulier pour notre jeunesse", a indiqué M. Macron.
Près d'un mois après le début du mouvement lycéen, au moins 550.000 personnes sont descendues dans la rue à travers les villes françaises samedi dernier pour manifester contre "la vie chère".
Des violences d'une rare intensité ont été signalées en marge des manifestations. Plus de 2.000 casseurs ont été interpellés, un millier de membres des forces de l'ordre ont été blessés et au moins 3.000 commerces vandalisés, d'après les autorités. Fin
