ADDIS-ABEBA, 3 octobre (Xinhua) -- Le président érythréen Issayas Afeworki s'est rendu en Egypte samedi pour une visite de travail, dans un contexte de tensions diplomatiques régionales accrues.
Au cours de cette visite, M. Afeworki participera à un sommet des chefs d'Etat consacré à la sécurité collective, à la stabilité et au partenariat, a révélé samedi le ministre érythréen de l'Information, Yemane Gebremeskel.
Selon lui, ce sommet s'inscrit dans la continuité des forums périodiques consacrés au voisinage élargi, à savoir la région de la mer Rouge, le golfe d'Aden, le golfe Persique ainsi que le bassin du Nil.
Le président érythréen s'est rendu dans ce pays d'Afrique du Nord à l'invitation de son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi. Les deux dirigeants discuteront également du renforcement des relations bilatérales au cours de cette visite.
Cette visite intervient alors que l'Union africaine (UA) a appelé l'Ethiopie, l'Erythrée et l'Egypte à faire preuve d'une "retenue maximale", exhortant les trois pays à apaiser la situation face à la montée des tensions diplomatiques régionales.
L'UA a appelé "les trois Etats membres à faire preuve d'une retenue maximale et à s'abstenir de toute action ou déclaration susceptible d'aggraver encore les tensions et de compromettre la paix et la stabilité régionales".
L'Ethiopie a fermé jeudi son ambassade en Erythrée et ordonné à dix diplomates érythréens de quitter le territoire dans les 48 heures, les accusant d'actions hostiles et de menaces contre la sécurité nationale. L'Erythrée a rejeté le même jour ces accusations et annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec l'Ethiopie, accusant cette dernière de soutenir des groupes d'opposition armés qui cherchent à déstabiliser son gouvernement.
Des tensions ont également éclaté entre l'Ethiopie et l'Egypte, chaque pays ayant récemment expulsé un diplomate de l'ambassade de l'autre. Les analystes établissent un lien entre ces différends et la montée des tensions militaires dans la région du Tigré, au nord de l'Ethiopie. Les allégations selon lesquelles l'Erythrée et l'Egypte soutiendraient des groupes rebelles éthiopiens ont été démenties par les deux pays. Fin
