RDC/Ebola : le gouvernement affirme que l'épidémie est "sous contrôle", mais les risques persistent - Xinhua - french.news.cn

RDC/Ebola : le gouvernement affirme que l'épidémie est "sous contrôle", mais les risques persistent

French.news.cn | 2026-09-12 à 23:37

KINSHASA, 12 septembre (Xinhua) -- Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a affirmé vendredi que l'épidémie d'Ebola en cours était "sous contrôle" et que son pic avait été "atteint", alors que des flambées locales persistent, que la transmission se poursuit et que la maladie vient de s'étendre à une septième province.

"La 17e épidémie est sous contrôle et le pic a été atteint depuis le début de la troisième semaine du mois d'août 2026", a déclaré vendredi soir le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, en lisant le compte rendu du Conseil des ministres et en citant le ministre de la Santé, Roger Kamba.

Selon le gouvernement, les principaux indicateurs font état d'une diminution des cas. Plusieurs zones de santé touchées par l'épidémie n'ont enregistré aucun nouveau cas depuis au moins 21 jours, tandis qu'un ralentissement de la transmission est observé dans plusieurs zones de la province orientale de l'Ituri, principal foyer de l'épidémie.

Les autorités ont néanmoins appelé à maintenir la vigilance et à poursuivre rigoureusement le suivi des contacts, estimant qu'une surveillance étroite restait nécessaire dans plusieurs zones où de récentes flambées ont été signalées.

L'ancien ministre congolais de la Santé Jean-Jacques Mbungani Mbanda a appelé samedi à la prudence face à cette évaluation, estimant qu'une baisse observée dans plusieurs foyers ne signifiait pas que la transmission était maîtrisée partout.

Dans une épidémie comportant plusieurs foyers de transmission, les différentes zones peuvent atteindre leur pic à des moments différents, a-t-il expliqué. Il a ajouté que la courbe épidémique reflétait les cas détectés et pouvait être affectée par des infections restant non identifiées au sein des communautés.

M. Mbungani, aujourd'hui député national de l'Assemblée nationale, a jugé encourageante la tendance à la baisse observée dans certaines zones, tout en mettant en garde contre tout relâchement prématuré de la surveillance et du suivi des contacts.

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a également mis en garde contre une interprétation de la tendance nationale comme un recul uniforme. Dans son dernier rapport hebdomadaire publié mardi, elle estime que l'épidémie "reste non maîtrisée et de plus en plus hétérogène", avec une amélioration dans certaines zones parallèlement à une intensification de la transmission ou à sa propagation géographique ailleurs.

Selon l'OMS, l'épidémie devient ainsi de plus en plus hétérogène sur le plan géographique, plutôt que de connaître un recul uniforme.

Le gouvernement a par ailleurs confirmé jeudi un premier cas d'Ebola dans la province du Sud-Ubangi, dans le nord-ouest du pays, faisant de celle-ci la septième province touchée. Le Sud-Ubangi ne partage aucune frontière avec les six provinces où des cas confirmés avaient auparavant été signalés.

Le patient, un homme de 23 ans décédé par la suite, avait suivi un itinéraire particulièrement complexe avant son arrivée dans le Sud-Ubangi, traversant plusieurs provinces ainsi que le Rwanda et l'Ouganda et empruntant à la fois des voies terrestres et fluviales, selon M. Mbungani.

Au 10 septembre, la RDC comptait 7.022 cas confirmés d'Ebola, dont 3.398 décès, soit un taux de létalité de 48,4%. L'épidémie touche désormais 62 zones de santé dans sept provinces.

Déclarée en mai, l'épidémie actuelle est devenue la plus importante et la plus meurtrière jamais enregistrée en RDC, ainsi que la deuxième plus importante au monde après celle qui avait frappé l'Afrique de l'Ouest entre 2014 et 2016. Fin

Vous avez une question, une remarque, des suggestions ? Contactez notre équipe de rédaction par e-mail à xinhuanet_french@news.cn
Sponsored by Xinhua News Agency. Copyright © 2000- XINHUANET.com All rights reserved.