BEIJING, 12 janvier (Xinhua) -- Alors que la Chine entame l'année 2026 avec une forte dynamique de développement, la lutte contre la corruption reste une priorité essentielle dans les efforts du Parti communiste chinois (PCC) pour mener le pays dans sa marche en avant.
Au cours de l'année écoulée, la campagne anticorruption rigoureuse de la Chine s'est poursuivie sans relâche, les autorités prenant pour engagement "ni pause ni recul" dans leurs efforts pour éradiquer la corruption et les inconduites.
Les organes de lutte contre la corruption du pays ont surveillé de près les hauts responsables clés et ont optimisé les inspections afin de garantir que le pouvoir soit exercé sous une supervision stricte.
Au cours de l'année, 65 responsables administrés par les autorités centrales, pour la plupart de niveau ministériel ou supérieur, ont fait l'objet d'une enquête pour corruption, neuf affaires ayant été ouvertes rien qu'en décembre, selon les informations publiées sur le site Internet des autorités suprêmes de lutte contre la corruption du pays.
Sur la liste des responsables visés par une enquête figurent notamment Jiang Chaoliang, Jin Xiangjun, Lan Tianli, Liu Hui, Yi Huiman et Zhang Shiping.
Des progrès continus ont été obtenus dans la lutte contre la corruption dans les domaines ayant un impact sur la vie quotidienne des gens ordinaires. De janvier à novembre, 536.000 responsables de rang inférieur ont fait l'objet de sanctions disciplinaires, et 20.000 affaires ont donné lieu à des poursuites.
Dans sa traque mondiale des fugitifs corrompus et des biens volés, la Chine a obtenu des victoires répétées. Grâce à l'opération "Sky Net", le pays a rapatrié 782 fugitifs et récupéré 23,66 milliards de yuans (environ 3,38 milliards de dollars) de biens illicites en seulement 11 mois.
En juillet, Zhou Jinghua, figurant sur la liste des "100 suspects les plus recherchés" pour corruption dans le cadre d'une notice rouge d'Interpol à la demande de la Chine, a été extradée de Thaïlande, devenant ainsi la dernière fugitive appréhendée en Asie dans le cadre de cette campagne.
Le même mois, Liang Jinwen, l'un des premiers fugitifs du top 100 de la notice rouge, est revenu en Chine et s'est rendu après 28 ans de cavale à l'étranger. Il a intégralement restitué les biens qu'il était soupçonné d'avoir détournés avant de s'enfuir à l'étranger en 1996.
Tout au long de l'année, le PCC n'a ménagé aucun effort pour rectifier la conduite de ses membres. En mars, il a lancé une campagne d'éducation de quatre mois pour exhorter ses quelque 100 millions de membres à renforcer le respect d'un code de conduite.
Les organes disciplinaires ont rendu publiques des affaires types de violations du code de conduite du Parti, connu sous le nom de "règles en huit points", en citant explicitement les noms des personnes impliquées.
En 2025, le PCC a achevé ses inspections dans toutes les provinces, régions autonomes et municipalités.
La Chine a également renforcé son cadre institutionnel. En juin, la loi révisée sur la supervision est entrée en vigueur, élargissant encore les pouvoirs de supervision et supprimant les obstacles institutionnels, démontrant une position claire et ferme en faveur d'une répression sévère de la corruption. Fin
